« Ambalavelona », ce phénomène mystérieux, redouté et encore difficile à expliquer, s’est invité au cœur du CEG Tsimavaokely à Morondava, provoquant une onde de choc dans la communauté éducative et contraignant les autorités à fermer provisoirement l’établissement.
Les vacances de Noël avancées d’une semaine. Du 16 décembre au 5 janvier 2026, les salles de classe CEG Tsimavaokely à Morondava resteront vides. Une décision prise en urgence après qu’une vingtaine d’élèves ait connu une crise d’hystérie troublante. Ils n’étaient pas dans leur état normal.
Selon les informations recueillies, l’incident a débuté à l’intérieur même de l’établissement. Un élève aurait été aperçu avec des marques en forme de croix sur le corps, tenant une bouteille contenant un liquide suspect. Ce liquide aurait été aspergé sur d’autres élèves, qui ont aussitôt manifesté des réactions inhabituelles, plongeant l’école dans la confusion et la peur.
La rumeur d’«Ambalavelona» s’est rapidement propagée, attisant l’angoisse des parents, déjà traumatisés par des phénomènes similaires survenus par le passé dans d’autres établissements du pays.
Panique maîtrisée, enquête lancée
Face à la gravité de la situation, les enseignants ont agi immédiatement en alertant les forces de l’ordre. Une réunion de crise s’est tenue sous la houlette du chef de la Circonscription scolaire (Cisco) de Morondava, en présence du Préfet et des représentants de l’OMC. Après concertations, il a été décidé de suspendre illico presto les cours et d’ouvrir une enquête approfondie. Les autorités entendent faire toute la lumière sur les circonstances exactes de cet événement, entre faits avérés, interprétations culturelles et hypothèses encore à confirmer.
Durant la fermeture du collège, des séances quotidiennes de prières et d’exorcisme sont organisées, une démarche soutenue par une partie des parents. Selon des sources locales, l’état de santé des élèves concernés s’améliore progressivement, même si la tension reste palpable aux abords de l’établissement.
Autre élément troublant, l’intrusion d’un jeune homme dans l’enceinte scolaire, adoptant un comportement jugé suspect. Il a été interpellé par les forces de l’ordre et conduit au commissariat. Il aurait tenté de s’échapper lors de son arrestation, avant d’être maîtrisé. Les autorités appellent à la retenue, à la responsabilité collective et à la coopération de tous, afin de protéger les élèves et de restaurer la sérénité dans un lieu censé être un sanctuaire du savoir.
Fahranarison




