Sur la corde raide. Des employés du groupe Sodiat dont les comptes bancaires sont bloqués, font actuellement face à une menace bien réelle, celle du chômage technique, conséquence directe de la crise politique en cours. Leur situation est préoccupante et humainement déplorable.
Pourtant, il est regrettable de constater que des compatriotes sans scrupule, au lieu de chercher à sauver ce qui peut encore l’être, préfèrent voir ces salariés, perdre leur emploi, en rappelant que des cas similaires s’étaient déjà produits en 2009, sans qu’il n’y ait eu, à l’époque, de réclamation et revendication. Comme si le silence d’hier devait justifier l’indifférence d’aujourd’hui.
Au-delà des considérations politico-juridiques, il faut quand même prendre en compte les considérations humaines sans animosité et sans procès d’intention. Il suffit de porter un regard lucide sur la situation actuelle pour comprendre que l’État n’est tout simplement pas en mesure de créer des emplois. Ce n’est d’ailleurs pas son rôle.
Quatre mille salariés risquent de perdre leur emploi. Ce ne sont pas seulement quatre mille fiches de paie en suspens. Ce sont aussi des familles, des proches et des personnes à charge, directement impactés. Derrière chaque emploi menacé, il y aura des loyers, des frais de scolarités impayés…
Mais la politique a ses raisons que parfois la raison ne peut pas comprendre. La vengeance politique est une chose, le côté humain en est une autre. En ces temps durs, le chômage massif rime aussi avec précarité, tensions sociales et par extension, la montée de l’insécurité.
Dans ce contexte, la solution la plus responsable n’est ni le déni ni la comparaison hasardeuse avec le passé. Elle réside dans la recherche urgente de moyens permettant de préserver le peu d’emplois encore existants. C’est juste une question de bon sens et de logique.
Rakoto




