Suite à la déclaration fracassante du député d’Arivonimamo Antoine Rajerison, relative à l’intention du président de l’Assemblée nationale (Pan), Siteny Randrianasoloniako, de renverser le gouvernement Herintsalama Rajaonarivelo, le Pan est sorti de ses gonds. Non seulement, il nie catégoriquement ces allégations, mais également a adressé un tacle à son confrère, le qualifiant de propagateur de fausses informations, pour des raisons politiques.
Selon les précisions rapportées par Siteny Randrianasoloniako, visiblement contrarié hier à l’Assemblée nationale, «au sein de l’hémicycle, il n’y a aucune intention de déboulonner le Premier ministre et le gouvernement. Il n’y aucune collecte de signature allant dans ce sens».
Et, l’homme de l’Assemblée nationale a aussi mis les choses au clair quant aux allégations propagées par le député Rajerison, selon lesquelles, il a fait pression à tous les niveaux, pour pouvoir former un groupe parlementaire composé des députés démissionnaires de leur bloc parlementaire. C’est pourquoi, l’élu d’Arivonimamo demande la démission immédiate du Pan.
Mais Siteny Randrianasoloniaiko a révélé que si Antoine Rajersion agit de la sorte, c’est parce qu’il a mal digéré le fait de ne pas être élu vice-président d’Antananarivo au sein de l’Assemblée nationale. Dans ce cas, il lui aurait été facile de «parachuter» ses proches, notamment ceux de l’Irmar, selon le Pan. Sur sa page Facebook, ce dernier a déclaré que la formation d’un nouveau groupe parlementaire a été décidé d’un commun accord avec la HCC.
Dans la foulée, le chef de l’institution législative a annoncé que l’élu d’Arivonimamo fait désormais partie de son ennemi politique.
Réactions du PM
Les réactions du Premier ministre, Herintsalama Rajaonarivelo ne se sont pas fait attendre. Conformément à la Constitution et aux dispositions adoptées par la Haute Cour Constitutionnelle concernant la Refondation, le Chef du gouvernement a déclaré qu’aucun texte ne prévoit la destitution du Président, une motion de censure visant l’Exécutif Gouvernement ou la dissolution de l’Assemblée législative. Une façon pour lui de signifier que ce qui est établi par la loi, doit être respecté.
Il convient de noter que la deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale pour 2025, s’achève aujourd’hui. De nombreux projets de loi restent à examiner durant une session extraordinaire en janvier, selon Siteny Randrianasoloniaiko.
Rova M




