Des faiseurs de loi déraillent. Ils se croient même tous permis, après avoir échappé de justesse à la dissolution de l’Assemblée nationale, pour éviter un changement anticonstitutionnel devenu un phénomène récurrent en Afrique, qui aux yeux de la Communauté internationale, est condamnable à tout point de vue, pouvant conduire à une non-reconnaissance du régime en place.
A vrai dire, si leur sort est entre les mains de la population et de la Gén Z, ils ne porteront plus le titre de députés de Madagascar. D’ailleurs, l’opinion appelle toujours la présidence de la Refondation de la République, à dissoudre la Chambre basse, reflet d’une pratique politique de bas étage d’une époque révolue.
Maintenant qu’ils sont à l’abri d’une tempête politique qui ne se profile même pas à l’horizon, ces députés dissidents sans parti, ambitionnent de former un groupe parlementaire dans le but d’imposer leur voix et dicter leur « loi ». Et voilà qu’un projet de motion de censure semble être en gestation et aller à l’encontre de la décision prononcée par la HCC, suite au constat de vacances de poste du président Andry Rajoelina, qui est le point de départ pour une continuité et transition constitutionnelle, en cette période qualifiée de situation exceptionnelle, rien avoir avec celle de 2009 ou de 2001.
Et les règles du jeu ont été bien établies, sans tenir compte de certains articles du texte fondamental. Comme une sorte de charte de « non-agression », le pouvoir législatif ne peut pas provoquer une mention de censure en aucun cas, même si les députés désapprouvent la politique du gouvernement (Art 103). Et réciproquement, de son côté, le pouvoir exécutif n’est pas autorisé à dissoudre le parlement (Art 60). Et ainsi soit-il, mais il se trouve que ces élus sans étiquette qui n’ont plus toutes les cartes en main, veulent renverser le gouvernement, qui n’a aucune chance d’aboutir dans la conjoncture actuelle. Des faiseurs de loi déraillent.
J.R




