Laura Rasoanaivo-Razafy: « J’étais forte, mais pas encore assez »

Laura Rasoanaivo-Razafy, la judokate malgache dans la catégorie des moins de 70 kg, vient de vivre l’une des expériences les plus marquantes de sa carrière. Après avoir disputé le Grand Chelem de Tokyo, elle a prolongé son séjour pour participer à un camp d’entraînement intensif dans les clubs et universités les plus prestigieux de la capitale japonaise qui l’ont profondément transformée.

«Mon passage au Japon cette an­née a été une des plus différentes et intenses de ma carrière sportive pour plusieurs raisons », confie-t-elle
Au-delà de la compétition, c’est surtout la fin du séjour qui l’a bouleversée, notamment l’entraide au sein d’institutions emblématiques du judo mondial, comme le Nippon Sport Science University (NSSU), le club d’Abe Uta, la TOIN University et le Komatsu Club.
. Malgré les longs trajets, le décalage horaire, l’adaptation à des environnements inconnus et les blessures, Laura Rasoanaivo-Razafy n’a pas hésité une seconde, à intégrer ce camp d’entrainement ; « Je rentre à 200% dans chaque entraînement en es­sayant de donner le maximum. Me pousser mentalement et physiquement, encore et toujours plus », explique-t-elle.
Parmi toutes ces séances, la TOIN University est restée gravée dans sa mémoire. Trois heures d’entraînement sans la moindre pause, d’une intensité extrême, dans une atmosphère où le sérieux des judokas japonais est une vertu. « Ces trois heures m’avaient l’air interminables », avoue-t-elle. Pourtant, elle n’a rien lâché. A la fin, elle termine épuisée, en larmes, « totalement frustrée mais soulagée en même temps ».
Elle n’hésite pas à qualifier cette séance comme l’entraînement le plus dur de toute sa carrière. Une épreuve qui lui a révélé ses propres limites. « Ici, j’ai appris que j’étais forte, mais pas encore assez. Et que la perfection n’existe pas, mais le progrès oui. Et le seul chemin vers la victoire, c’est la souffrance, le travail et la constance, certainement», résume-t-elle.
« Je repars avec beaucoup d’acquis, le cœur rempli, et un mental plus fort que jamais », conclut-elle.

Naisa

Partager sur: