La centrale thermique CTA2 d’Ambohimanambola poursuit son redémarrage progressif et injecte de nouvelles capacités sur le Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA). 8,4 MW supplémentaires renforcent la production d’électricité sur le réseau depuis mercredi.
Le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) a annoncé, mercredi 24 décembre au matin, la fin des travaux de réparation des groupes électrogènes G3 et G4, accompagnée d’essais jugés concluants. Selon le MEH, «les essais d’injection sur le RIA ont été réalisés avec succès». Le groupe G3 fournit actuellement 3,3 MW, tandis que le G4 injecte 5,1 MW, soit un apport immédiat de 8,4 MW sur le réseau. Le ministère précise qu’«un léger ajustement du turbo du G3 est en cours afin de porter sa production à 5 MW», ce qui permettra d’optimiser davantage la capacité installée.
Avec ces deux groupes désormais opérationnels, la CTA2 injecte au moins 13,4 MW sur le RIA. Le groupe G1, réparé il y a environ quatre semaines, fonctionne déjà normalement et fournit 5 MW supplémentaires. «La remise en service progressive des groupes vise à renforcer la stabilité de l’approvisionnement électrique dans la capitale et ses environs», souligne le ministère.
Le G2 pour début 2026
Toutefois, la centrale n’exploite pas encore son plein potentiel. Le dernier groupe, G2, reste en réparation. Le MEH indique que «l’objectif est d’achever les travaux sur le G2 dès le début de l’année 2026», ce qui permettra à la CTA2 d’atteindre sa capacité nominale de 20 MW.
Ces travaux de réhabilitation figuraient parmi les premières décisions prises par les autorités de la Refondation à leur arrivée au pouvoir. Elles avaient annoncé l’acquisition de pièces de rechange pour un montant estimé entre 3 et 3,3 milliards d’ariary. Le président de la Refondation de la République avait alors assuré que «les travaux seraient achevés dans un délai de 45 jours».
Malgré ces avancées techniques et l’arrivée de la saison des pluies, les coupures d’électricité persistent dans plusieurs quartiers d’Antananarivo, jusqu’au point d’amener les abonnées à descendre dans les rues, comme ce fut le cas à Anosizato avant-hier. Le ministère tient toutefois à nuancer : «il s’agit davantage de pannes techniques que de délestage programmé».
Parallèlement, le Conseil des ministres du 22 décembre a validé la constitution de stocks supplémentaires de carburant pour les centrales de la Jirama, afin de garantir la continuité du service pendant les fêtes. Le gouvernement a également acté le règlement des dettes entre l’Etat et les fournisseurs de carburant, ainsi que la mise en place d’une plateforme nationale dédiée au développement du secteur énergétique.
Arh.




