Lutte antiacridienne: dispositif renforcé pour 2025–2026

Le gouvernement malgache intensifie la lutte contre les criquets pour la campagne 2025–2026. Les autorités rappellent que les criquets constituent une menace directe pour les cultures et les moyens de subsistance des agriculteurs. « Si les criquets ne sont pas maîtrisés à temps, ils compromettent l’autosuffisance alimentaire et aggravent l’insécurité nutritionnelle », alerte le ministère de l’Agriculture et de l’élevage (Minae).

Pour la saison 2025–2026, l’Etat déploie un programme pluriannuel, conduit avec l’appui technique de la FAO et le soutien financier de la Ban­que mondiale. «Les ressources financières, logistiques et techniques ont été anticipées afin de garantir l’efficacité et la continuité des interventions», précise le ministre José Nirina Rasatarimanana.
Le Conseil des ministres a récemment validé la réorganisation et le renforcement des équipes du centre national de lutte antiacridienne de Madagascar (IFVM). Cet organisme na­tional assure la surveillance, la prévention et les opérations de traitement sur l’ensemble du territoire. «Le renforcement de l’IFVM permet une réponse plus rapide et mieux coordonnée», souligne le Minae.
Sur le terrain, la situation reste sous étroite surveillance. Des concentrations de jeunes criquets, appelés «kijeja», ont été observées à Andonaka et Zomandao, ainsi que dans plusieurs zones de l’Ihorombe, d’Ihosy et de Betroka. «La présence de criquets ailés impose une intervention immédiate», avertit l’IFVM.
Pour y faire face, 50.000 litres de Téflubenzuron sont arrivés à Toliara le 22 décembre dernier. Les produits ont été acheminés vers l’Ihorombe et Sakaraha. En 2025, plus de 24.000 hectares ont déjà été traités.
Les opérations se poursuivront en janvier 2026 avec quatre bases terrestres actives, appuyées par des reconnaissances aériennes menées par deux hélicoptères. Le ministère appelle à la vigilance. «Toute apparition de criquets doit être signalée immédiatement, et la consommation de criquets traités est strictement déconseillée», insiste-t-il. Les autorités se veulent rassurantes : «L’Etat agit en amont, avec méthode et responsabilité, pour garantir l’avenir alimentaire du pays».

Arh.

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