Le groupe Solomiral inaugurera l’année par un grand concert prévu le 18 janvier à l’auditorium Havoria à Anosy. Au grand complet, la formation emblématique célèbrera ses 50 ans d’existence en compagnie de nombreux artistes amis. Se produisant rarement ensemble sur scène locale, ces grandes retrouvailles promettent une ambiance particulièrement chaude et mémorable.
Solomiral est surtout connu pour le talent de ses membres, tous issus de la même fratrie de musiciens. Fondé en 1975 par Bruno Rasolomahatratra, le groupe aurait dû célébrer son jubilé l’année dernière. «Mais le groupe n’est au grand complet qu’en cette période. Nous profitons de cette situation pour donner rendez-vous à notre public», fait savoir Mendrika Rasolomahatratra. En effet, certains membres, comme Hajazz, réside à l’étranger, ce qui rend les apparitions du groupe sur la scène locale assez rares. De passage au pays, ils ont ainsi décidé de marquer le coup en conviant tous les artistes ayant collaboré avec Solomiral au fil de ses cinq décennies d’existence. L’ambiance s’annonce donc grandiose.
Le groupe au grand complet
Pour ce spectacle anniversaire, la scène sera investie par Hajazz et Ny Ony à la guitare, Mendrika à la batterie. «La nouvelle génération, à savoir Ny Iray Fanaiky, fils de Fanaiky, et mon fils Fety, seront à la guitare basse. Ils assureront la prestation de Fanaiky, sans le copier aveuglément», précise-t-il. Manjaka, l’un des fondateurs du groupe, sera également présent à la guitare. D’autres musiciens accompagneront cette grande formation, à savoir Seta Ramaroson et Tahina Vibe aux instruments à vent comme le saxophone, Rivokely au clavier, et Andry aux percussions. «Même si nous invitons des artistes, nous allons surtout interpréter nos propres morceaux», souligne Mendrika. Si Solomiral est réputé pour son penchant jazz, le groupe adoptera surtout un style plus variété et roots, en revisitant ses titres phares tels que «Bako» ou encore «Mahatsiaro».
50 ans d’existence
Le nom Solomiral vient du mot «Solo», issu de Rasolomahatratra, et de «Miral» qui signifie frères. «Au début, nos aînés avaient choisi Ny Rasolo, mais le nom ne nous a pas trop enchantés», raconte Mendrika en riant. A ses débuts, le groupe était reconnu dans la région d’Alaotra, assurant régulièrement les premières parties de grands artistes en tournée. Une rencontre déterminante avec Dida Andriafidimanana à Toamasina a ouvert la voie à plusieurs collaborations marquantes comme avec des artistes de renom Tôty ou Lalatiana. Solomiral a sorti un vinyle 45 tours dans les années 70, puis l’album Gasikara, au style roots mêlant valiha, kabosy et instruments modernes, suivi de Mahatsiaro, plus orienté variété. «Nous avons aussi un live de nos prestations jazz», ajoute-t-il. Reconnus individuellement pour leur talent, les membres du groupe sont aujourd’hui très sollicités au sein d’autres formations de renom. Durant ces cinq décennies, les membres deviennent une référence dans le monde de la musique malgache.
Holy Danielle




