Cinéma malgache: le projet Ony et l’IFM à l’unisson

Former, accompagner et révéler les talents du cinéma malgache, tels sont les objectifs du projet Ony, une initiative dédiée à l’émergence de jeunes cinéastes locaux, à travers le programme Workshop 7. Le projet sera mis à l’honneur ce 14 janvier à l’Institut français de Madagascar (IFM), à travers un après-midi de projections ouvertes au public, célébrant une nouvelle génération de créateurs.

Le projet Ony ou plus précisément l’Ecole Ony et l’IFM poursuivent une collaboration active en faveur du cinéma local. Le 14 janvier, ils proposent un programme spécial consacré aux créations issues dudit projet, confirmant ainsi leur engagement pour la diffusion et la valorisation des œuvres malgaches contemporaines. « Un après-midi dédié au cinéma malgache émergent », annonce le communiqué de presse de l’IFM, qui promet un moment de partage intergénérationnel au­tour du septième art.

Le programme du 14 janvier
Ouvert à tous et en entrée libre, l’événement s’adresse autant aux passionnés de cinéma qu’aux curieux désireux de découvrir de nouveaux regards. Dès 14 heures, une sélection de films réalisés par les élèves de l’Ecole Ony, sera projetée, suivie d’un échange avec les équipes artistiques. Une occasion rare de dialoguer directement avec des jeunes réalisateurs en pleine ascension.
La journée se poursuivra avec la projection du long-métrage, « Y’a pas de réseau », une comédie familiale accessible au grand public. Un petit rappel, la bande originale de ce film a été enregistrée chez Ony Studio avec la participation de la chorale des enfants d’Antananarivo, illustrant la diversité des projets réalisés par la maison, depuis l’écriture d’un scénario jusqu’au tournage, sans oublier les diverses tâches de la post-production comme la bande d’originale… La séance sera suivie d’un échange avec Nicolas Auriault, directeur du projet Ony et Antsanirina Rakotoarimino, chef de chœur de la chorale des enfants d’Antananarivo.

Les films projetés
Par ailleurs, des films réalisés par les sortants de l’école seront aussi diffusés. Ces courts-métrages témoignent de la richesse créative des cinéastes locaux.
« Dama (Dara Bala) » d’Ari­ja Harijaona plonge le public dans l’univers tendu des dahalo, mêlant pouvoir, colère et traditions ancestrales. « Engrenage » de Fana­sina Randriamiarisoa aborde le poids des attentes familiales à travers le destin d’un jeune horloger tiraillé entre passion et avenir imposé. « Hidy » de Rova Andriantsi­leferintsoa questionne sur la notion de loi et de morale dans un récit intime et percutant, tandis que « La Cure » d’Olivia Andrianoromalala explore une atmosphère troublante où l’art devient une épreuve de survie.

Holy Danielle

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