Mpox: le dernier bilan fait état de 176 cas notifiés

La dernière situation épidémiologique rapportée par le ministère de la Santé publique, à la date du vendredi 9 janvier, a fait état de 176 cas notifiés de variole du singe ou Mpox à Madagascar, dont une vingtaine de cas ont été formellement con­firmés par analyse biologique par l’Institut Pasteur.

«156 cas sont ac­tuellement classés comme suspects », a précisé samedi l’Incident manager du Centre d’opération d’urgence de santé publique (Cousp) national, le Pr. Mamy Randria. Ce dernier pré­cise que l’épidémie de­meure principalement localisée dans la ville de Maha­janga qui constitue le foyer majeur avec 17 cas confirmés, si les trois autres cas identifiés se répartissent à Maevatanana, Antanana­rivo Avaradrano et Antsirabe. Elle touche principalement les adultes au pays avec un âge médian de 23 ans. Bien que les hommes et les femmes soient également touchés, une plus grande diversité d’âge, in­cluant des enfants et des nourrissons, est observée d’après les données publiées par le ministère de la Santé publique.
A noter toutefois que même si le nombre des cas a augmenté, aucun décès n’est enregistré à ce jour.

Nouveaux prélèvements

Face à ce contexte, le mi­nistère de la Santé publi­que a intensifié les activités de dépistage sur l’ensemble du territoire. Dans cette opti­que, des nouveaux prélèvements ont été effectués vendredi dernier dans des zones variées comme Ma­nan­jary et Ambohimahasoa. Ce qui porte à 114 le nombre de prélèvements déjà effectués depuis le début de la surveillance le 17 décembre 2025. 45 tests avaient été effectués depuis cette date, dont 24 à Mahajanga et 21 dans d’autres régions. Cela a donné un taux de positivité global de 44,4 %, motivant les autorités sanitaires à maintenir un niveau d’alerte élevé et poursuivre les investigations pour contenir la chaîne de transmission.
« Cette maladie ne doit pas être prise à la légère. En cas d’infection, vous devrez respecter un isolement strict de deux semaines au minimum, vous empêchant de sortir ou de travailler. Outre les conséquences sur votre vie quotidienne, tout man­que de vigilance risque de propager involontairement la maladie à votre entourage », avertit le Pr. Mamy Randria. Il souligne qu’il est alors impératif de consulter rapidement les centres de santé si des symptômes inquiétants apparaissent.

Sera R.

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