Les femmes du parti Irmar (Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina) à Fianarantsoa, ont lancé un appel au Président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina pour la libération de la députée Marie Michelle Sahondrarimalala. Elles dénoncent des conditions de garde à vue qu’elles jugent contraires au respect des droits de l’homme.
Dans une déclaration publique, elles présentent la députée, ancienne ministre, comme une femme engagée et travailleuse. Elles rappellent son parcours, notamment les nombreuses réalisations accomplies durant son mandat ministériel, en particulier dans le secteur de l’éducation. Depuis son retour à l’Assemblée nationale, elle aurait poursuivi activement ses actions au profit de la population de Fianarantsoa.
Les femmes Irmar estiment que la prolongation de sa détention dépasse les limites légales et humaines. Elles soulignent qu’en tant que femme et mère de famille, son maintien en garde à vue constitue une atteinte aux droits fondamentaux. Elles demandent au Président de la Refondation et à la ministre de la Justice de lui permettre de reprendre ses fonctions parlementaires et de retrouver sa famille.
Pour rappel, une perquisition a été menée à son domicile le dimanche 4 janvier 2026, avant son audition à la Police économique à Anosy. Elle a été interrogée pendant cinq jours sur des faits liés à sa période en tant que ministre, et une enquête patrimoniale la concernant ainsi que son époux a été ouverte.
Bien qu’un document mettant fin à sa garde à vue lui ait été soumis pour signature, la députée reste retenue pour les besoins d’investigations complémentaires, à la demande du BC, selon les informations communiquées par son avocat.
Il est rappelé que l’immunité parlementaire de Marie Michelle Sahondrarimalala a été levée à la suite d’une requête de la justice, validée par le bureau permanent de l’Assemblée nationale.
N.A




