Enem: la sécurité maritime au cœur des priorités

Le capitaine de vaisseau Manantsapa Mitondrarivo Rekoria a officiellement pris ses fonctions en tant que directeur général de l’Ecole nationale d’enseignement maritime (Enem) à Mahajanga.

Le nouveau DG s’est fixé comme objectif de renforcer la sécurité maritime et de professionnaliser les métiers de la mer à Madagas­car.
Créée en 1962, l’Enem a déjà formé plus de 50.000 marins. En 2024, son passage au statut d’Etablissement pub­lic à caractère industriel et commercial (Epic) ouvre de nouvelles perspectives. « Ce changement de statut permet à l’école de s’adapter aux besoins réels du secteur maritime et d’envisager une ex­pansion na­tionale », a déclaré le Capi­taine de Vais­seau Manan­tsapa Mitondra­rivo Rekoria lors de la cérémonie officielle de prise de fonction, samedi dernier dans les locaux de l’Enem. Il a souligné que l’objectif est de former des professionnels compétents, capables de répondre aux normes internationales.
Pour l’année académique 2026, l’Enem accueille 151 élèves officiers. Cette nouvelle promotion est appelée à jouer pleinement son rôle dans la réduction des accidents en mer et l’amélioration du transport maritime côtier. « Ces futurs officiers con­­tribueront directement à renforcer la sécurité maritime du pays », a insisté le Direc­teur général. Présent lors de la rentrée officielle, le ministre des Trans­ports et de la mé­téo­rologie, Juste Créscent Raharisone, a rappelé les valeurs fondamentales du secteur. « La rigueur, la discipline et l’éthique sont indissociables des métiers de la mer », a-t-il affirmé. Il a annoncé l’intégration renforcée de
l’éducation civique et ci­toyenne dans le cursus de formation, afin de former des officiers responsables et engagés.
Cette approche globale a vocation à être étendue à l’ensemble des établissements sous tutelle du ministère, dont l’Ecole nationale de l’enseignement de l’aéronautique et de la météorologie (Eneam). Par ailleurs, plusieurs projets structurants sont en cours à l’Enem. « La rénovation des simulateurs est indispensable pour garantir des formations conformes aux standards internationaux », a pré­cisé le ministre.

Arh.

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