Relance économique: renforcer la coordination entre l’Etat et le secteur privé

Le ministère de l’Industrialisation et du développement du secteur privé (MIDSP) et les divers acteurs économiques issus du secteur privé à Madagascar se sont retrouvés lors de la Mini assise économique pour la relance économique, hier au Stade Barea Mahamasina. Une occasion de renforcer la coordination entre les deux parties et trouver ensemble des solutions aux problèmes auxquels font face le secteur privé.

«Il ne s’agit pas seulement d’une réunion technique, mais d’une étape stratégique  pour la relance économique de Madagascar. Il est question de soutenir le secteur privé et d’attirer les investissements», a déclaré Andrianiaina Rasoarahona, ministre de l’Industrialisa­tion et du développement du secteur privé. Il a également ajouté qu’il n’y a pas de développement sans secteur privé actif et il n’y a pas de secteur privé sans le soutien de l’Etat, lequel coordonnant et développant des stratégies. Dans cette opti­que, la tenue de cette rencontre vise à délimiter les blocages qui empêchent le secteur privé de s’épanouir convenablement.

« Il s’agit entre autres de trouver les solutions prioritaires qui peuvent être réalisées à court terme afin que cette assise ne se limite pas aux discussions sur table, mais aboutisse à décision applicable pour renforcer
le dialogue et la communica­tion avec le secteur privé », a souligné le ministre. Selon lui, ce processus permettra d’accélérer la transforma­tion économique du pays, renforcer l’industrie nationale, promouvoir l’investissement privé et de créer des emplois décents pour les Malgaches.

Faire du secteur privé un réel moteur de développement

« On dit souvent que le secteur privé est le moteur de développement économique, n’empêche que de nombreux poids pèsent sur leurs épaules, ce qui l’empêche de s’épanouir rapidement », a spécifié Hery Lanto Rakotoarisoa, Président du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP). La Directrice générale du développement du secteur privé, Lala Disaine a évoqué que les questions relatives aux lois, aux taxes, au financement et à la promotion des produits du label « Vita Malagasy » ont été les plus fréquemment mentionnées, principaux sources
de nombreuses plaintes des entrepreneurs, à l’issue d’une consultation de trois semaines organisée par le ministère.
« Nous espérons que cette assise puisse aboutir à un compromis qui fera du secteur privé un moteur de développement économique et non pas seulement en discours », a conclu le Président du GEFP.

Jean Riana

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