Une semaine après la venue de trois émissaires américains dans la Grande île, pour discuter avec les autorités malgaches, des propositions d’accueil des migrants expulsés des Etats-Unis, moyennant financement, Madagascar n’a pas encore donné de réponse, selon le président Michaël Randrianirina, à son arrivée à l’aéroport international d’Ivato, hier.
Madagascar rejoindra-t-il la liste des pays d’accueil des migrants expulsés des Etats-Unis ? En Afrique, l’Eswatini, le Ghana, l’Ouganda, le Rwanda, la Guinée équatoriale, ont déjà reçu une proposition « alléchante » de ce genre tout comme l’archipel des Palaos dans le Pacifique ou encore le Salvador en Amérique du Sud.
Selon le chef de l’Etat, pour l’heure, « aucune réponse officielle n’a encore été communiquée aux autorités américaines, malgré des échanges préliminaires déjà engagés entre les deux parties ». Le Colonel Michaël Randrianirina a précisé que ce dossier fait toujours l’objet de discussion sur le fond au niveau de l’Etat, au vu des enjeux humanitaires, sécuritaires et socio-économiques, à l’accueil des migrants indésirables venant des Etats-Unis.
Aucune décision définitive n’a été prise. Visiblement, avant de trancher, l’Etat malgache adopte une approche prudente et concertée qui s’explique également par le contexte national. Madagascar fait face à des défis structurels importants, notamment en matière d’accès aux services sociaux de base, d’emploi et de lutte contre la pauvreté. Pour dire que l’accueil des migrants devra aussi tenir compte des priorités nationales et de la nécessité de préserver l’équilibre social.
Sur le plan juridique, les autorités rappellent que Madagascar est signataire de plusieurs conventions internationales relatives à la protection des réfugiés. Toutefois, leur mise en œuvre doit s’effectuer dans le respect des lois nationales et des capacités institutionnelles du pays.
Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par l’intensification des relations diplomatiques entre Madagascar et ses partenaires internationaux, notamment à la suite de la récente visite présidentielle aux Emirats arabes unis.
Toute décision en la matière devra être conforme aux lois en vigueur, aux engagements internationaux du pays et aux priorités nationales en matière de développement et de cohésion sociale. En attendant, le gouvernement maintient le dialogue avec la partie américaine.
N.A




