Le signal d’alarme est sérieux. Un interne en médecine humaine est actuellement atteint de la variole du singe (Mpox), sans bénéficier, jusqu’ici, d’une prise en charge effective des autorités compétentes. Un cas qui choque et qui tombe à un moment critique : l’ultimatum de 72 heures lancé mardi par l’Union des internes de Madagascar (UIM) arrive à expiration ce jour.
Pour l’UIM, ce cas n’est pas anodin. Il révèle la réalité vécue par les internes, exposés quotidiennement aux maladies infectieuses, souvent sans protection adéquate ni filet de sécurité en cas de contamination. « Les internes sont en première ligne, mais laissés pour compte lorsqu’ils tombent malades », déplore le syndicat, qui y voit la preuve d’un profond dysfonctionnement du système.
Face à l’inaction jugée persistante, l’UIM avait accordé 72 heures aux autorités pour démontrer une volonté réelle d’agir. Leurs revendications ne sont pourtant pas nouvelles, elles figurent déjà dans un protocole d’accord signé, mais dont l’application tarde à se concrétiser. A l’échéance de ce délai, aucune réponse ferme n’a encore été officiellement annoncée.
Grève générale en embuscade
Conséquence directe : la reprise de la grève se profile. Les internes des six provinces de Madagascar se disent prêts à cesser à nouveau le travail si aucune décision équitable et durable n’est prise. Une perspective qui risque de désorganiser davantage les hôpitaux publics et de peser lourdement sur la prise en charge des patients.
Au-delà des revendications, le message de l’UIM est clair. Le cas de cet interne atteint de Mpox sonne comme un avertissement. Ignorer la situation aujourd’hui, c’est prendre le risque d’une crise hospitalière encore plus profonde demain.
Fahranarison




