Un accord politique vient d’être signé par 103 partis politiques. Cet accord vise à mettre en place, entre autres, une transition qui durera 3 ans. Autre idée majeure de cet accord, c’est la dissolution des institutions qui existent actuellement (HCC, Sénat, Assemblée nationale, Ceni…).
Et pour couronner
le tout, cet Accord prévoit l’installation d’une « Haute autorité de la Refondation ». Evidemment, tout le monde pensera tout de suite que cela ressemble à un scénario déjà vu et on sait tous comment cela s’est terminé quand on met en place une transition.
L’initiative de cet accord est à mettre à l’actif de tous ceux que beaucoup de gens qualifient de « Génération D » (« D » pour dinosaure). Ce sont les chefs de ces partis politiques qui n’ont plus leur aura d’antan et qui veulent effectuer un retour sur la scène politique nationale autrement que par la voie des urnes.
Pour eux, c’est la seule chance d’y accéder et d’arriver à une redistribution des « chaises ». Mais si on se demande qui sont ces partis et que représentent-ils, la réponse est toute simple : Dans leur grande majorité, ce sont les partis politiques qui n’arrivent plus à percer ou n’ont jamais réussi à le faire et qui n’ont aucune chance de briller dans le cadre d’une élection.
Par ailleurs, on peut remarquer que ces derniers temps, beaucoup de voix se font entendre. Et parmi celles-ci, celle d’une « Association des anciens ministres et parlementaires » ne peut pas laisser indifférent. Effectivement, on se demande bien ce qu’ils veulent ?
Est-ce pour un retour dans les arcanes du pouvoir ? ils y étaient déjà mais qu’est-ce qu’ils ont fait quand ils détenaient plus ou moins un poste de responsabilité. On voit bien où cela a mené le pays. Ne se sentent-ils pas responsables de la situation dans laquelle le pays se trouve aujourd’hui ?
Tous ces anciens ministres peuvent-ils prétendre, en leur âme et conscience, qu’ils ont œuvrés pour le bien-être de la nation ? Bien rares seront ceux qui répondront dans l’affirmative. D’aucuns ignorent que, pour beaucoup d’entre eux, leurs intérêts personnels ont prévalu sur les intérêts de la nation.
Quant aux anciens parlementaires, outre leur rôle de faire des lois et de les voter, ils avaient une autre mission bien précise non moins primordiale : celle de contrôler le gouvernement. Nul n’est besoin de se demander s’ils ont effectivement joué et réussi leur rôle.
Ainsi, qu’ils le veuillent ou non, on peut dire que tous ces responsables ont failli à leur rôle. D’où la situation dans laquelle le pays se trouve actuellement. Pour cette raison, il n’y a qu’une seule conclusion : Pour tout ce monde-là, c’est le moment ou jamais de se taire et de se remettre en question.
Ranaivo Lala Honoré




