Suite à la succession d’actes de violence qui ont défrayé les chroniques ces derniers jours, ayant surtout coûté la vie à des femmes et des fillettes, notamment à Tsiroanomandidy, à Toamasina et à Antananarivo, le mouvement « Nifin’Akanga », qui lutte exclusivement contre toutes les formes de violences faites aux femmes ainsi que pour leurs droits, a exprimé hier, dans un communiqué, son indignation ainsi que son inquiétude face à ce qu’il qualifie de mutisme de l’État.
«Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces actes inhumains tout en appelant à des sanctions proportionnées à la gravité des crimes», a-t-il souligné dans son communiqué. Le mouvement rappelle par la même occasion les priorités pour lesquelles la jeunesse malgache a lutté : la lutte contre l’impunité, la sécurité, une justice non corrompue, ainsi que la liberté de toutes et de tous.
« La lutte contre les violences faites aux femmes, y compris les violences sexuelles, ne peut se limiter à l’indignation. Elle doit se traduire par des politiques publiques efficaces, une application rigoureuse des lois et une mobilisation de tous, en particulier des détenteurs du pouvoir public », souligne le mouvement. Feuille de route des femmes malgaches
Pour rappel, « Nifin’ Akanga » a déjà élaboré une feuille de route des femmes malgaches, un document destiné au président de la République, au Gouvernement ainsi qu’aux organisations de la société civile. Une initiative née d’un long travail de concertations régionales et nationales, qui a abouti à six axes stratégiques d’action, notamment le droit à la santé et à la dignité, l’élimination des discriminations, le droit à la vie, à l’intégrité et à la sécurité, le droit à l’éducation et à la formation, la protection des femmes en situation de détresse ou de handicap, ainsi que le droit au mariage et à la vie familiale.
D’après le mouvement, une quarantaine d’actions concrètes, réalisables et nécessaires, sont présentées dans ce document.
Sera R.




