Droits des réfugies et des migrants : Madagascar devient le 5e pays membre du Samin

Après Zimbabwe, Botswana, Malawi et la Zambie, Madagascar devient le 5e pays membre du « Southern Africa Migration Network » (Samin). L’annonce officielle a eu lieu hier à l’hôtel Ibis à Ankorondrano, en présence des hauts responsables de ce réseau.

«Plus de 60% de la migration en Afri­que australe y com­pris Madagascar, se dé­roulent à l’intérieur du continent, mais non pas vers l’Europe ou les Etats-Unis », a fait savoir Ibrahima Amadou Dia, le directeur de l’«African Centre for the Study and Research on Migra­tion (ACSRM)», à l’occasion de la cérémonie d’adhésion de Madagascar en tant que membre du « Sout­hern Africa Migration Net­work » (Samin).
«Cette situation a conduit à la création de Southern Africa Migration Network en 2019», a souligné Zoe NKongolo, le directeur de l’Africa Unite. C’est un réseau d’organisations de la société civile, religieuse, des autorités traditionnelles, des réfugiés et des migrants ainsi que d’universitaires, qui plaide pour les droits des réfugiés et des migrants au sein de la Communauté de développement de l’Afrique australe (Sadc).
Parmi les 15 millions d’africains migrants, 5 millions d’entre eux seulement se trouvent en dehors du continent, selon les statistiques fournies. On a noté également que la majorité de ces migrants sont des jeunes âgés de moins de 35 ans. Et le nombre des femmes migrantes a augmenté légèrement par rapport à celui des hommes ces dix dernières années.

Les mêmes objectifs que la Sadc

Cette plateforme s’aligne ainsi sur les objectifs de la Sadc de faire de la migration un puissant moteur de prospérité et de développement. Parmi ses principales activités, l’organisation de conférences et ateliers à travers ses pays membres, afin d’échanger des connaissances et développer des stratégies efficaces de gouvernance des migrations.
Selon le professeur Dahy Ioclin, le coordonnateur du Samin à Madagascar, la migration se manifeste sous différentes formes au pays. A savoir, la migration interne et internationale, la migration volontaire et forcée, la migration environnementale, la migration à la recherche d’une vie meilleure…
« Des réalités qui font appel à des réponses concertées, inclusives et basées sur les droits humains. C’est dans cet esprit qu’est née la plateforme Samin Madagascar qui se distingue par sa diversité et son dynamisme », a indiqué le professeur Dahy Ioclin.
La plateforme repose sur quatre piliers fondamen­taux dont la recherche et la documentation, le lobbying et le plaidoyer, la diffusion des informations et la sensibilisation ainsi que le partage des bonnes pratiques et la mise en réseau. Déjà, Samin Madagascar projette à court terme de faire l’état des lieux, avant de partager officiellement les statistiques et les données migratoires au pays.

Sera R.

Partager sur: