L’avocat de la députée Sahondrarimalala Marie Michelle, a fait opposition de la décision de la Justice de placer en détention préventive sa cliente. Mais le tribunal a rejeté la requête, d’après une déclaration faite hier à Anosy devant la presse.
Pour rappel, lors de la perquisition au domicile de la députée, son ordinateur et son téléphone, ont été saisis et transférés à la police économique à la Brigade criminelle. Le mot de passe a même été remis aux enquêteurs. « Toutefois, aucune enquête n’aurait été menée durant la période de rétention, ni par la BC ni par la police économique, ce qui soulève des interrogations, d’autant qu’un examen du matériel aurait été effectué », déplore l’avocat Nicaise Chen.
La défense rappelle qu’en vertu de l’article 211 du Code de procédure pénale, la saisie et l’exploitation d’un ordinateur, doivent se faire en présence de la personne concernée ou, à défaut, faire l’objet d’un procès-verbal. Selon l’avocat, ces dispositions n’ont pas été respectées dans cette affaire.
En conséquence, la défense estime que les preuves à charge obtenues dans ces conditions, jugées irrégulières, ne peuvent être recevables devant la justice, faute d’avoir été recueillies dans le respect du principe du contradictoire.
N.A




