Former localement pour transformer le territoire ! Tel est le pari des responsables de l’Université d’Itasy qui ont procédé à la pose de la première pierre de deux écoles spécialisées, le 31 janvier, l’une en informatique à Arivonimamo, l’autre en agriculture durable, à Fieferamanga, sur la RN1. Cette zone dispose d’un fort potentiel agro-économique.
Deux projets d’infrastructures majeurs verront le jour dans l’Itasy. Il s’agit de l’Ecole Régionale de Technologie et d’Informatique (ERTI) et l’Ecole Régionale d’Agriculture, d’Elevage Durable et d’Entrepreneuriat (ERADE), qui seront des annexes de l’Université d’Itasy, basée à Soavinandriana.
Le futur campus accueillera d’abord 300 à 500 étudiants et comprendra des salles de cours équipées, des laboratoires informatiques et agronomiques, des serres expérimentales, une bibliothèque numérique et des espaces collaboratifs. Un FabLab et un incubateur soutiendront les projets innovants, comme des applications de traçabilité agricole ou des capteurs connectés. Ce projet dans son ensemble, a pour ambition de rapprocher l’enseignement supérieur des jeunes et répondre aux priorités de développement du pays.
La cérémonie de la pose de la première pierre s’est déroulée en présence du Conseiller spécial à la Présidence, le Général Marcellin Zafitsasondry Ranoelison, du ministre de l’Agriculture et de l’élevage, José Nirina Rasatarimana et des autorités locales. Quelque 4.000 jeunes plants ont également été mis en terre aux abords de ce campus, en amont de l’événement. Le but étant d’inscrire une démarche d’aménagement durable du site, marquant symboliquement le lancement du projet.
Interdisciplinarité
A cette occasion, le président de l’Université d’Itasy, le Pr Roger Randrianja, a déclaré que «Nous allons créer des licences professionnelles en informatique avec des parcours réseaux et cybersécurité, data science et intelligence artificielle, ainsi que numérique pour le développement. Pour les masters, les systèmes d’information, la cybersécurité et l’IA appliquée à l’agriculture et à l’environnement, seront au programme ». « Nous voulons connecter le numérique aux besoins réels du territoire ».
Du côté agricole, les formations couvriront l’agriculture de précision, l’agribusiness et la gestion des ressources naturelles. Le ministre José Nirina Rasatarimana souligne l’enjeu, «Ce projet va au-delà de la production alimentaire. Nous voulons professionnaliser les agriculteurs, introduire de nouvelles technologies, créer de la valeur ajoutée et orienter les jeunes vers l’agribusiness».
Les responsables veulent ainsi favoriser l’interdisciplinarité. Des modules communs en AgriTech et data science seront obligatoires. Des projets de fin d’études réuniront informaticiens et agronomes autour de problèmes concrets d’entreprises locales.
Arh.




