L’insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand Sud et le Sud-est, s’aggrave. Pour prévenir une catastrophe majeure, sauver des vies, protéger les moyens de subsistance et renforcer la résilience face à des chocs climatiques de plus en plus fréquents, le Gouvernement, les Nations unies et leurs partenaires appellent ainsi à une mobilisation internationale immédiate. Sans aide rapide, plus de 1,55 million de personnes risquent de basculer dans une crise humanitaire majeure.
Depuis fin 2024, ces régions sont fréquemment confrontées aux chocs climatiques : sécheresse prolongée, cyclones, inondations et attaques acridiennes, affectant lourdement la production agricole et les moyens de subsistance. Et, la période de soudure, de février à avril, pourrait encore aggraver la situation.
Selon le Cadre intégré de la sécurité alimentaire (IPC), près de 1,5 million de personnes sont en situation de crise, dont 70.000 déjà en phase d’urgence. 98 % des populations touchées se trouvent dans le Grand Sud et le Sud-Est.
La malnutrition est particulièrement préoccupante. D’ici avril, 270.000 enfants souffrant de malnutrition aiguë, nécessiteront une prise en charge urgente, plus de la moitié dans le Grand Sud. A Ikongo, les admissions pour malnutrition aiguë sévère ont augmenté de 150 %, aggravées par la prévalence du paludisme.
Un plan humanitaire national a déjà été lancé sous la coordination du Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC), avec l’appui de l’équipe humanitaire pays. Mais un déficit de financement de 80,8 millions de dollars freine les opérations sur le terrain.
Les autorités rappellent que la gestion de la crise du Kéré (2015-2017) avait nécessité plus de 150 millions de dollars sur plusieurs années.
Recueillies par Fahranarison




