Arts martiaux : plus de 250 karatékas et taïchistes ont assisté au stage avec Hanshi Hugues Raharimanantsoa

Près de 250 participants ont été en communion avec Hanshi Hugues Raharimanantsoa, samedi au gymnase couvert d’Ankatso, à l’occasion de l’ouverture de la célébration de ses 80 ans, marquée par un stage qu’il a lui-même dirigé. Figure emblématique des arts martiaux malgaches, le Hanshi démontre qu’à 80 ans, il demeure toujours en excellente forme.

On peut voir la joie sur le visage de Hanshi Hugues Raharima­nan­tsoa, 8ᵉ dan de Karaté Do, 5ᵉ dan de Yoseikan Budo, 5ᵉ duan de Tai Chi Chuan et 2ᵉ dan de Iaï Do, en voyant samedi le grand nombre de karatékas et des taïchistes venus assister à son stage. Environ 250 pratiquants, composés de ses élèves, anciens élèves et de nombreux passionnés qu’ils soient issus ou non de son enseignement, ont ainsi partagé ce moment fort.
Cette rencontre marquait le lancement des festivités célébrant le 80ᵉ anniversaire de cette figure emblématique des arts martiaux à Madagas­car. Placée sous le signe du partage et de la transmission, la journée a été ainsi rythmée par des stages ouverts aux pratiquants de Karaté Do, de Yoseikan Budo et de Tai Chi Chuan leur permettant de découvrir ou d’approfondir les principes fondamentaux des disciplines enseignées.
«Lorsque j’enseigne, je transmet à la fois l’aspect mental et l’aspect physique,», a souligné le Hanshi Hugues Rahari­manantsoa rappelant ainsi la dimension philosophique des arts martiaux traditionnels.
Parcours hors commun

Des démonstrations de Karaté Do, de Yoseikan Budo, de Tai Chi Chuan et de Iaï Do ont également ponctué la journée. Le point d’orgue a été la démonstration technique exceptionnelle effectuée par Hanshi Hugues Raharimanan­tsoa, véritable témoignage d’un parcours hors du commun et d’une passion demeurée intacte après plus d’un demi-siècle de pratique.
Engagé dans les arts martiaux depuis la fin des années 1960, il débute par le yoga et le judo avant de se consacrer pleinement au ka­raté do. Champion d’Anta­na­narivo en 1970, puis champion de Madagascar kata ceinture noire en 1974, il enrichit au fil des décennies sa pratique à travers le Yoseikan Budo, le Iaï Do et le Tai Chi Chuan de la famille Yang, contribuant activement à leur développement à Madagascar.
Les célébrations se poursuivront le 22 février par une grande rencontre de la famille du karaté à Batou Beach, Ambohimanambola, symbole d’un héritage vivant et partagé.

Soafara Pharlin

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