Dans l’arène de l’Assemblée Générale Elective au siège du Comité olympique malgache samedi, Bruno-Éric Saïd a signé un ippon décisif face à Jean-Yves Ravelojaona. Sept ligues sur huit ont offert leur voix au président sortant, qui se succède donc à lui-même.
Cette réélection Bruno-Eric Saïd à la tête de la Fédération malgache de judo, n’est pas une surprise. Il avait déjà pris les rênes de la fédération en 2021, nommé par Siteny Randrianasoloniaiko pour assurer la succession. Quatre ans plus tard, il n’a pas seulement conservé son fauteuil, mais l’a consolidé dans les urnes.
A 47 ans de pratique ininterrompue, dont 26 au plus haut niveau continental, Saïd n’est pas un président de bureau. C’est un homme de tapis et un ancien compétiteur. Secrétaire général de la fédération de 2012 à 2021, il a appris les rouages administratifs avant d’en prendre la direction. Aujourd’hui, il cumule également les fonctions de secrétaire général de l’Association des Vétérans d’Afrique, une position qui lui donne une vue panoramique sur le judo continental.
Sa vision 2028, qu’il porte comme un projet de combat à long terme, repose sur huit axes indissociables. Il veut d’abord renforcer les capacités des entraîneurs et des arbitres, bâtir des infrastructures dignes de ce nom, ouvrir grandes les portes des relations internationales. Il ambitionne aussi de hisser le haut niveau malgache vers les podiums mondiaux, accélérer le développement et la digitalisation, conquérir l’autonomie financière, ancrer la responsabilité sociétale dans chaque dojo et, surtout, préparer une relève solide pour que le judo malgache ne repose jamais sur une seule génération.
Cette semaine, le président dévoilera la composition de son nouveau comité directeur.
Naisa




