L’Institut français de Madagascar (IFM) a accueilli, samedi, une rencontre autour d’un projet éditorial d’envergure : la traduction en malgache d’un monument littéraire, le « Journal d’Anne Frank ». Les deux auteurs et traducteurs, Michèle Rakotoson et Mitia Riambola, ont partagé avec le public les coulisses de ce travail de longue haleine. L’ouvrage, intitulé « Ny Diarin’i Anne Frank », est édité par Vima.
« Nous avons mis deux ans », confie Michèle Rakotoson, soulignant l’ampleur et la rigueur exigées par un tel projet. A l’origine de cette initiative, Zouzar Bouka, convaincu de l’importance de rendre ce texte universel accessible au public malgache. « Cette idée permet aussi de préserver et de valoriser la langue malgache », ajoute Mitia Riambola.
Le processus de traduction s’est révélé particulièrement exigeant. Les deux traducteurs ont dû consulter plusieurs dictionnaires et se référer à d’autres œuvres littéraires afin de trouver les mots justes. « Le vocabulaire malgache n’est pas toujours suffisant pour traduire certaines réalités », explique Mitia Riambola. L’un des défis majeurs consistait à rester fidèle à l’âme du texte original, tout en respectant son rythme, son style et sa sensibilité. Les différences interculturelles ont également joué un rôle déterminant dans les choix de traduction.
Fort de plus de 400 pages, « Ny Diarin’i Anne Frank » sera présenté officiellement demain à la Bibliothèque nationale de Madagascar (BNM), à Anosy. L’ouvrage est d’ores et déjà disponible dans certaines bibliothèques de la capitale.
Holy Danielle




