La Jirama passe à l’offensive contre les branchements illicites. L’opération de contrôle, annoncée par le directeur général par intérim, le général Hajatiana Rasolomanana, a débuté hier à Antananarivo. Dès la première journée, les équipes ont inspecté 109 compteurs. Le bilan révèle 18 irrégularités.
Sept compteurs feront l’objet d’une expertise technique. Un cas de « piquage » avéré a été constaté. Un autre compteur présente «des traces suspectes de manipulation», selon la Jirama. Les équipements non conformes ont été retirés sur-le-champ pour analyse.
La compagnie nationale d’eau et d’électricité veut «établir avec précision la nature des anomalies et déterminer les responsabilités». Cette opération s’inscrit dans un programme de lutte contre les usages frauduleux, prévu pour durer environ trois mois.
100 milliards d’ariary de pertes
La Jirama alerte sur l’ampleur du phénomène. « Les vols et fraudes causent des pertes de plus de 100 milliards d’ariary par an », souligne l’entreprise. L’impact ne se limite pas aux finances. Ces pratiques dégradent la qualité du service. « La baisse de la tension électrique et la diminution de la pression de l’eau dans certaines zones en sont des conséquences directes », précise-t-elle.
Le réseau subit aussi une forte pression. La saturation, aggravée par les branchements illégaux, freine les nouveaux raccordements. « Cette situation limite notre capacité à répondre aux demandes croissantes en eau et en électricité », déplore la Jirama.
Face à ces constats, la société appelle à la régularisation. «Les usagers en situation irrégulière doivent se mettre en conformité pour éviter les sanctions prévues par la loi », avertit-elle. La traque des fraudes est lancée.
Arh.




