Plusieurs partenaires techniques et financiers de Madagascar ont effectué une visite au siège de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), à l’initiative du gouvernement malgache. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs liés à l’organisation d’un référendum ainsi qu’aux prochaines échéances électorales dans le pays.
Selon le président de la Ceni, Thierry Rakotonarivo, hier à Alarobia, cette démarche visait principalement à faire le point sur les besoins nécessaires à la préparation et à la mise en œuvre de ces processus électoraux majeurs. Les partenaires présents ont souhaité s’informer sur les aspects techniques, logistiques et financiers indispensables au bon déroulement des consultations à venir.
A l’issue des échanges, les partenaires techniques et financiers ont exprimé leur entière disponibilité à accompagner la Ceni. Leur appui pourrait prendre plusieurs formes, notamment un soutien financier, une assistance technique renforcée ainsi qu’un partage d’expériences en matière d’organisation électorale. Ils se disent prêts à intervenir en fonction des besoins qui seront officiellement exprimés par l’institution électorale, tout en réaffirmant la volonté de ces partenaires de collaborer étroitement avec les instances nationales chargées du processus électoral.
Concertation
Par ailleurs, la question de l’élection des sénateurs a également été abordée. Une décision de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) précise que la proposition du calendrier de cette élection relève de la compétence de la Ceni. Toutefois, Thierry Rakotonarivo a souligné que l’élaboration de ce calendrier devra tenir compte du contexte politique et institutionnel actuel.
En effet, les autorités entendent privilégier, dans un premier temps, l’organisation d’un dialogue national inclusif. Ce processus de concertation vise à définir le cadre institutionnel et juridique devant conduire le pays vers l’adoption des textes régissant les futures élections.
La présentation d’un projet de calendrier électoral interviendra ainsi après la tenue des assises nationales, lesquelles permettront de recueillir l’avis de la population. Le président de la Ceni estime qu’il serait prématuré de proposer un calendrier définitif avant la prise en compte des conclusions issues de ces consultations nationales.
A court terme, la participation aux dialogues nationaux figure parmi les priorités. Ces concertations devront associer l’ensemble des acteurs concernés, afin de garantir un processus inclusif et consensuel.
Deux principaux axes seront au cœur de ces discussions nationales : l’élaboration d’une nouvelle Constitution en vue de l’instauration de la Cinquième République, et la réforme du Code électoral. Dans ce cadre, la Ceni, conformément à ses missions, entend apporter son expertise afin de contribuer à la mise en place d’un cadre électoral rénové, adapté aux réalités et aux enjeux du pays.
N.A.




