La présentation des copies figurées des lettres de créance du nouvel Ambassadeur du Japon marque une nouvelle étape dans le renforcement des relations entre Madagascar et le Japon, dans un contexte régional et international marqué par des défis humanitaires, sanitaires et géopolitiques majeurs.
La ministre des Affaires étrangères, Christine Razanamahasoa, a reçu Hitoshi Tojima, nouvel ambassadeur désigné du Japon auprès de la République de Madagascar et de l’Union des Comores. Cette rencontre marque le début officiel de la mission diplomatique du diplomate japonais et réaffirme la qualité des relations bilatérales entre les deux pays.
Au cours de leur entretien, les deux parties ont procédé à un tour d’horizon de la coopération malgacho-japonaise, saluant un partenariat fondé sur l’amitié, la confiance et des actions concrètes au bénéfice des populations. L’Ambassadeur Tojima a notamment exprimé la solidarité du gouvernement et du peuple japonais à l’égard de Madagascar, durement touchée par le cyclone Fytia.
Face à la vulnérabilité du pays aux catastrophes naturelles, la ministre des Affaires étrangères a saisi cette occasion pour solliciter l’appui du Japon au gouvernement malgache, à travers le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), afin de renforcer la réponse nationale à la saison cyclonique en cours.
Au-delà de l’urgence humanitaire, la coopération entre les deux pays s’inscrit également dans une vision de long terme axée sur le développement du capital humain. Le 9 janvier, l’ambassadeur Hitoshi Tojima avait déjà pris part à la remise officielle d’un lot d’équipements médicaux au Centre hospitalier universitaire de gynécologie-obstétrique de Befelatanana (CHUGOB), en présence de la ministre de la Santé publique.
Le diplomate japonais a souligné à cette occasion que « l’investissement dans le capital humain est au cœur du développement », rappelant que la santé maternelle et infantile constitue un pilier fondamental pour l’avenir de la nation. Ce geste s’inscrit dans la continuité des engagements pris par le Japon lors de la Ticad 9, tenue à Yokohama en août 2025, notamment en matière de lutte contre les principales maladies et de renforcement de la santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile.
Cette implication accrue du Japon intervient dans un contexte de recomposition de l’aide internationale, marqué par la fin progressive des programmes de l’Usaid à Madagascar et, plus largement, en Afrique. Longtemps acteur majeur dans le domaine de la santé maternelle et infantile, le retrait de l’agence américaine a laissé un vide que le Japon semble désormais prêt à combler, renforçant ainsi son rôle de partenaire stratégique du continent africain.
La prise de fonction du nouvel Ambassadeur japonais illustre ainsi une convergence d’intérêts entre Antananarivo et Tokyo : répondre aux urgences humanitaires, investir dans la santé et le capital humain, tout en consolidant un partenariat diplomatique et géopolitique appelé à se renforcer face aux défis globaux.
Tivo Rasam




