La circulation a été fortement perturbée pendant plusieurs heures, hier matin, au niveau du rond-point d’Ampasampito, l’un des carrefours les plus fréquentés de la capitale. A l’origine de cette paralysie partielle : les chauffeurs de taxi-be de la ligne 194, sont entrés en grève pour dénoncer ce qu’ils qualifient « d’abus répétés » de la part des agents de la circulation.
Dès les premières heures de la matinée, les concernés ont bloqué la voie, provoquant d’importants embouteillages et mettant à rude épreuve la patience des usagers. Pour les conducteurs, cette action coup de poing était devenue inévitable. «C’est le ras-le-bol», confient plusieurs chauffeurs, dénonçant des contrôles jugés excessifs, des saisies abusives de documents et des pratiques assimilées à de la pression quotidienne.
Selon leurs témoignages, des policiers de la circulation procèdent régulièrement au retrait des papiers des véhicules, parfois alors que ceux-ci se trouvent encore dans les zones de dépose des passagers. La restitution des documents s’accompagnerait, dans certains cas, de montants pouvant atteindre jusqu’à 100.000 ariary, une situation jugée intenable par les conducteurs, déjà confrontés à la hausse des charges et à la baisse des recettes.
Face à l’escalade des tensions, le commissaire de police Haja Rajaonarivony, responsable de la circulation, s’est rendu sur place pour tenter d’apaiser la situation. Des discussions ont été engagées avec les grévistes afin de rétablir la circulation et d’ouvrir un canal de dialogue. Le responsable a rappelé la nécessité du respect du Code de la route, tout en invitant les chauffeurs à signaler formellement tout abus de la part des agents.
Une rencontre a été prévue hier après-midi entre les représentants des chauffeurs de la ligne 194 et les responsables de la circulation, dans l’espoir de trouver des solutions durables.
Fahranarison




