Lors de sa rencontre avec les responsables administratifs et institutionnels de la région Atsinanana, le Premier ministre, Herintsalama Rajaonarivelo, a annoncé la rétrocession aux communes et aux régions d’une partie des recettes collectées localement.
Pour rappel, le précédent régime a retiré aux communes, à travers la Loi de finances 2025, la perception de L’Impôt foncier sur la propriété bâtie (IFPB) au profit de l’Etat central. Cette décision a eu des répercussions négatives sur les activités des collectivités décentralisées, privées de leurs ressources financières. Dorénavant, il appartient aux communes de percevoir et gérer leurs recettes fiscales.
Dans un contexte marqué par des besoins importants en matière d’infrastructures, de services sociaux et de développement économique, cette mesure est présentée comme un levier majeur pour renforcer la gouvernance locale, stimuler le développement économique et améliorer les conditions de vie des populations.
Le chef du gouvernement a souligné à cette occasion que « le transfert effectif de ressources financières vers les collectivités territoriales décentralisées, constitue une condition essentielle à leur autonomie ». Et « cette décision permet aux communes et régions de disposer de moyens financiers issus de leur propre territoire, tout en favorisant une gestion plus efficace et mieux adaptée aux réalités locales ».
Les échanges avec les autorités locales ont mis en évidence les difficultés rencontrées par les collectivités dans leurs missions, souvent freinées par l’insuffisance des ressources financières. La rétrocession des recettes locales constitue ainsi un outil de soutien direct au développement communautaire, notamment à travers les activités économiques gérées par les collectivités territoriales décentralisées.
Gouvernance de proximité
Au-delà des aspects économiques, cette réforme s’inscrit dans une volonté de promouvoir une gouvernance autonome et transparente, fondée sur les valeurs du respect mutuel, du fihavanana et de la collaboration entre les différentes structures de l’Etat.
Le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre l’administration centrale, les services déconcentrés et les autorités locales, afin d’assurer la mise en œuvre efficace de la décentralisation.
La sécurité a également figuré parmi les préoccupations majeures du gouvernement. En marge de l’atelier, une réunion spécifique s’est tenue à Toamasina avec les responsables régionaux chargés de la coordination et de la direction de la sécurité. Cette rencontre a permis
d’évaluer la situation sécuritaire et de renforcer la coordination des actions sur le terrain, la stabilité étant considérée comme un préalable indispensable à l’attractivité économique et à la réussite des politiques de développement local.
A travers cette démarche, le gouvernement entend instaurer une gouvernance de proximité plus performante, dans laquelle la rétrocession des recettes locales devient un instrument clé pour rapprocher l’action publique des citoyens, soutenir le développement des territoires et consolider la sécurité dans la région Atsinanana.
Tivo Rasam




