Le gouvernement souhaite faire baisser davantage les prix et élargir l’accès à Internet sur tout le territoire. Le ministre du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications (MNDPT), Mahefa Andriamampiadana, l’a affirmé lors de son intervention sur les chaînes nationales avant-hier. Il annonce l’ouverture à la concurrence.
« Un pas vers plus de transparence et une libéralisation progressive du secteur », déclare-t-il. Résultat concret : « Certains opérateurs appliquent déjà une baisse pouvant atteindre 43 % à la fin janvier ».
Toutefois, « les tarifs demeurent élevés. Cette baisse constitue une première étape », reconnaît-il. Les discussions se poursuivent pour garantir « des prix justes, durables et non artificiels ». L’État veut aussi renforcer le contrôle. Il cible « la qualité réelle du service, l’internet nocturne dit fantôme et les pratiques de concurrence non équitables ».
L’action ne se limite pas à faire baisser les tarifs. Le déploiement du réseau dans les zones rurales devient prioritaire. Les projets Smart Village sont déjà opérationnels sur six sites. Ils combinent Internet, électricité et eau. « Notre objectif n’est pas seulement la baisse des prix, mais un accès réel et effectif pour tous, avec un service de qualité », souligne le ministre.
Pour le gouvernement, le numérique dépasse la technique. « C’est un outil de développement social et économique », insiste-t-il. L’accès à Internet devient « un droit pour tous, et non un luxe », afin de réduire les fractures numériques entre villes et campagnes et accélérer le rattrapage national.
Arh.




