Le plan de redressement de la Société d’intérêt régional des sucreries malgaches (Sirama), porte actuellement ses fruits. Lors d’une rencontre avec la presse au siège de l’entreprise à Isoraka Antananarivo, hier, son directeur général, le général Mamy Emile Ramananarivo, a dressé un bilan qu’il qualifie de positif après plusieurs années de turbulences.
A son arrivée en 2020, la société selon lui, allait mal. « La Sirama était à bout de souffle », affirme-t-il. L’équipe dirigeante dit avoir hérité d’une entreprise affaiblie par des problèmes de gouvernance, des irrégularités financières et une gestion défaillante. A ce sujet, des dossiers relatifs à des soupçons de détournements et des ventes de terrains de la société, ont été transmis à la justice.
La direction actuelle met un point d’honneur à accomplir sa mission qui « consistait avant tout à redresser la Sirama sur les plans administratif et financier. Nous pouvons affirmer aujourd’hui que cet objectif est atteint », déclare le DG.
En fait, les indicateurs affichent une nette amélioration. « Si en 2018, l’entreprise a enregistré une perte de 18 milliards d’ariary, en 2022, elle a réalisé un bénéfice de 3 milliards. Les résultats nets atteignent 17 milliards d’ariary, tandis que la trésorerie avoisine 100 milliards », déclare le DG.
La gestion des usines d’Ambilobe et de Namakia est confiée en location-gérance à des sociétés chinoises. « La Sirama s’occupe du redressement de la gestion, tandis que nos partenaires assurent l’exploitation des usines et versent une redevance », explique-t-il.
Il précise que «la remise en état des unités industrielles est assurée par d’autres sociétés. Le travail a été difficile, d’autant plus que nous avons fait face à des menaces», ajoute-t-il.
Production insuffisante
La production nationale reste toutefois insuffisante. Les deux unités produisent environ 100.000 tonnes de sucre par an dont 70.000 à Ambilobe et 30.000 à Namakia, alors que les besoins du pays atteignent 250.000 tonnes. Le déficit de 150.000 tonnes impose des importations massives.
Pour combler l’écart, le DG évoque plusieurs pistes. «Nous devons agrandir les surfaces cultivées en canne, moderniser les équipements, former davantage de travailleurs et sécuriser l’approvisionnement en énergie», conclut-il.
Arh.




