Le gouvernement réaffirme sa volonté d’organiser des élections « sûres et crédibles » à Madagascar, garantes de la stabilité politique durable. Le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo a rappelé, hier à Mahazoarivo, cet engagement du régime de la Refondation lors d’une rencontre avec le directeur-adjoint la Division de l’assistance électorale des Nations Unies (EAD), rattaché au Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix (DPPA), Simon-Pierre Nanitelamio, et le représentant résident du Pnud à Madagascar, Edward Christow.
Selon le Chef du gouvernement, le choix de la refondation exige des élections libres, transparentes et inclusives, auxquelles toutes les parties prenantes pourront participer, et dont les résultats seront acceptés aussi bien par les Malgaches que par la communauté internationale. Il a souligné que Madagascar tire des leçons de l’expérience électorale du passé. En effet, un déficit de confiance mutuelle entre acteurs politiques et institutions, ont débouché sur des périodes d’instabilité que le pays veut à tout prix éviter pour l’avenir.
Test de crédibilité
Pour prévenir des crises à répétition, Herintsalama Rajaonarivelo a rappelé que le gouvernement a un objectif clair : organiser des élections dans un délai maximal de 24 mois. Le processus repose sur trois étapes clés. La première concerne l’organisation de concertations nationales qui partent des Fokontany afin de favoriser le dialogue et l’inclusion. La deuxième porte sur l’amélioration de l’environnement électoral, condition indispensable à la crédibilité du scrutin. Enfin, la troisième vise le rétablissement de la confiance envers les institutions chargées de l’organisation des élections.
De leur côté, les émissaires des Nations Unies se sont déclarés satisfaits des échanges avec les autorités malgaches. « Cette rencontre a permis de mieux cerner les besoins du pays en matière de préparation électorale, ainsi que les formes d’appui technique que le système des Nations Unies pourrait apporter au processus engagé », ont-ils indiqué.
Les prochains mois seront donc déterminants pour traduire ces engagements politiques en actions concrètes. Dans un pays marqué par des élections contestées, la réussite du processus constitue un test majeur pour la crédibilité des élections et l’avenir démocratique de Madagascar.
T.R.




