Une déclaration de sinistre national a été décrétée hier en Conseil des ministres, suite au passage dévastateur du cyclone « Gezani » à Toamasina. Et face à l’ampleur des dégâts. Michaël Randrianirina appelle également à la solidarité nationale.
Selon les premières estimations officielles, la ville de Toamasina serait détruite à hauteur de
75 %. De nombreux quartiers ont été sévèrement touchés, avec des habitations éventrées, des infrastructures publiques endommagées et des réseaux de base fortement perturbés. Et des milliers de personnes sont sinistrées.
Et dans une situation d’urgence, l’Etat malgache a déclaré l’état de sinistre national, cette décision ouvre la voie à la mobilisation de ressources exceptionnelles et à la coordination des actions d’urgence au niveau national. Elle vise également à solliciter l’appui des partenaires techniques et financiers internationaux, pour soutenir les efforts de secours, de reconstruction et de relance économique dans la zone touchée.
Solidarité nationale
Déjà présent à Toamasina, pour coordonner les réponses post-cycloniques avant l’arrivée du cyclone «Gezani», le président de la Refondation de la République de Madagascar, Michaël Randrianirina, a constaté l’ampleur des dégâts dès l’aube et est allé à la rencontre les sinistrées, dont certaines ont perdu des proches et vu leurs biens entièrement détruits. A cette occasion, il a exprimé sa compassion envers les familles des victimes, tout en lançant un appel à la solidarité nationale, à l’unité et à la mobilisation générale.
«Il ne faut pas toujours attendre l’aide venant de l’extérieur. Les Malgaches peuvent également se mobiliser et s’entraider», a déclaré Michaël Randrianirina, insistant sur la nécessité d’un élan de solidarité nationale.
Les besoins immédiats concernent en priorité les produits de première nécessité, notamment les denrées alimentaires, l’eau potable et les médicaments. Les matériaux de construction : tôles, bois, clous, ciment et autres intrants figurent également parmi les urgences afin de permettre la réhabilitation rapide des habitations et des infrastructures endommagées.
Plusieurs établissements scolaires, centres de santé et bâtiments administratifs ont subi d’importants dégâts, compliquant davantage la reprise des activités dans la région. Les autorités locales travaillent actuellement à l’évaluation détaillée des pertes matérielles.
Le chef de l’État a par ailleurs insisté sur la nécessité de renforcer les équipes de la Jirama afin d’accélérer le rétablissement de l’électricité et de l’approvisionnement en eau potable, fortement perturbés depuis le passage du cyclone.
N.A




