Bonjour la galère !

Après le passage du cyclone tropical Gezani à Toamasina, la grande ville de l’Est se trouve confrontée à de nouveaux problèmes : On assiste à de longues files d’attente au niveau des stations-services. Est-ce le signe d’une pénurie effective ou bien les usagers ne font que l’anticiper ?
La vraie question qui se pose est : Ce problème est-il passager ou bien s’agit-il d’une situation qui va durer ? Effectivement, cette question est fondamentale car cela peut avoir des impacts négatifs non négligeables pas seulement pour la ville de Toamasina et ses environs mais aussi au niveau national.
Il ne faut pas oublier que l’approvisionnement en carburants de tous genres dans tout le pays part à partir du grand port. Un blocage de grande envergure des approvisionnements à partir de Toamasina aura des répercussions incalculables pour l’économie du pays. Et cela est toujours possible.
Il faut espérer que ce problème n’est que passager. On peut avancer de nombreuses explications. Il est possible que toutes les stations-services de Toamasina ne peuvent pas être toutes opérationnelles après le passage de Gezani. Certai­nes peuvent encore se trouver sous les eaux.
Il est également possible que l’on procède à des vérifications préalables du matériel pour voir si tout fonctionne bien. Et c’est cette crainte de pénurie qui provoque les files d’attente. Dans ces conditions, cela n’aura pas d’effet immédiat pour la Capitale et les autres localités.
Par contre, si le problème est profond tel que le blocage du centre de stockage de Toama­sina, cela peut avoir des répercussions plus graves. Le cas échéant, les approvisionnements peuvent enregistrer des perturbations plus ou moins longues. Ce qui sera un coup dur pour le pays.
Cela montre encore une fois de plus qu’on ne se trompe pas quand on dit que le grand port de l’Est est le véritable poumon du pays. Quand il s’essouffle, de nombreuses activités à travers tout le pays sont bloquées. Et c’est une situation qu’on doit chercher à éviter par tous les moyens.
Tout dépend de la quantité de stocks dont on dispose avant que les premiers approvisionnements n’arrivent de Toamasina. Encore faut-il considérer l’état des voies de communication après le passage de Gezani. Sont-elles encore toutes praticables ?
Cette incertitude de praticabilité dues aux éventuels éboulements suite aux fortes pluies provoquées par le cyclone tropical doit être résolue dans les meilleurs délais. C’est toute l’activité économique du pays qui en dépend. Si cette pénurie devenait effective et pourrait durer, on ne pourra que dire : Bonjour la galère !

Ranaivo Lala Honoré

Partager sur: