La Jirama intensifie ses opérations de contrôle pour détecter les fraudes parmi ses abonnés. Des interventions qui, selon certains usagers, peuvent parfois se faire à leur détriment.
A la suite des mécontentements exprimés hier par deux abonnés dans la presse et sur les réseaux sociaux, la Jirama a tenu à réagir. L’entreprise publique affirme que les actions menées par sa Task Force s’inscrivent strictement dans le respect de la loi et du cadre réglementaire en vigueur.
Elle rappelle avoir multiplié les campagnes d’information pour sensibiliser les usagers au respect des règles de consommation électrique. « Nous n’inventons aucune fraude. Nous appliquons les textes en vigueur », insiste la société.
Les compteurs suspects sont systématiquement envoyés au laboratoire de Soanierana pour expertise. Selon la Jirama, « plusieurs compteurs ont été restitués aux clients car aucune fraude n’a été constatée ». D’autres, en revanche, « présentaient des manipulations avérées et ne peuvent plus être remis en service ».
En cas d’irrégularité, l’entreprise procède à une estimation de la consommation sur douze mois. « Même si l’historique révèle des anomalies sur plusieurs années, nous limitons le redressement à un an », précise-t-elle. L’évaluation repose sur un inventaire des appareils électriques présents sur les lieux.
La Jirama rappelle que l’usage frauduleux de l’électricité constitue un vol passible de sanctions pénales. Toutefois, elle affirme privilégier la régularisation : « Notre objectif est de remettre le client dans la légalité afin qu’il puisse bénéficier à nouveau du courant ».
L’entreprise appelle enfin les usagers à saisir directement ses agences pour toute réclamation. « Les réseaux sociaux ne permettent pas de résoudre les dossiers », conclut-elle, tout en assurant appliquer la loi « sans deux poids, deux mesures ».
Arh.




