On prévoit une augmentation du taux de prévalence de la maladie rénale chronique de 17 % dans les 10 ans à venir, a partagé l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à l’occasion de la célébration de la journée mondiale du rein hier. D’après les estimations, un adulte sur dix souffre d’une affection rénale, soit près de 850 millions de personnes dans le monde.
Au niveau national, selon les statistiques du service de la réanimation néphrologique de l’Hjra Ampefiloha en 2020, le nombre des patients en stade d’« insuffisance rénale terminale » à Madagascar a été de 1.300 par an, avec un taux de prévalence de 13,8%. En raison de diagnostic tardif, environ 81 % des patients sont en phase terminale.
L’insuffisance rénale constitue un problème de santé publique majeur, touchant souvent des sujets jeunes et actifs allant de 25 à 54 ans, dont le traitement nécessite une dialyse à vie ou la transplantation du rein, dont le coût n’est pas à la portée de la majorité des malgaches, entre 400.000 Ariary et 600.000 Ariary la séance de 4 heures, et ce à raison d’une à trois séances par semaine.
D’après une étude menée auprès des centres hospitaliers d’Antananarivo en 2020, l’hypertension artérielle et le diabète sont les causes principales de la maladie rénale, avec un taux respectif de 41,3% et 17,2%.
Sera R.




