Dissolution de l’exécutif municipal: le syndicat de la CUA exige le respect de la loi 2014-020

Le président du Syndicat autonome de la Commune urbaine d’Antananarivo, Clé­ment Jaona Nirintsoa, a réagi à la décision du Con­seil d’Etat concernant la requête introduite par Tojo Ravalomanana contre Hari­lala Ramanantsoa.
Selon lui, la destitution d’un responsable doit impérativement se faire dans le respect de la loi. Il souligne que ni le Syndicat autonome de la Commune urbaine d’Antananarivo ni l’employeur des agents municipaux ne peuvent s’opposer à une décision judiciaire.
Le syndicat appelle toutefois au respect strict de la loi n°2014-02, notamment concernant la mise en place d’une délégation spéciale (PDS) pour administrer la ville en attendant les prochaines élections. Cette délégation devrait être composée au maximum de sept mem­bres, et de trois au minimum, dont un président, deux vice-présidents et quatre mem­bres.

Clément Jaona Nirintsoa rappelle que la procédure diffère de la nomination ha­bituelle d’un PDS. En temps normal, celle-ci se fait par délibération du conseil muni­cipal. Or, avec la dissolution de la fonction de maire, le conseil municipal est également dissous, ce qui signifie qu’il n’existe plus d’organe chargé de contrôler l’action du PDS.
Face à cette situation, le syndicat insiste sur la nécessité de mettre en place un dispositif garantissant la transparence, notamment dans la gestion des finances communales. Il propose ainsi la désignation d’un vice-PDS chargé des ressources humaines, d’un autre vice-PDS chargé des finances, ainsi que de quatre membres pouvant jouer un rôle similaire à celui des conseillers municipaux. Le syndicat souhaite également que ces responsables soient issus de l’administration communale, afin d’éviter que la gestion de la capitale ne soit confiée à des militaires, des policiers ou des gendarmes.
Il rappelle par ailleurs qu’une délégation spéciale avait déjà été mise en place avant l’élection de Harilala Rama­nantsoa, et suggère de s’en inspirer afin de parvenir à un compromis. Cette solution permettrait d’éviter de nouvelles tensions alors que toutes les parties, plaignants comme défendeurs, devront déjà faire face aux coûts liés à la reprise des élections.

N.A

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