Gouvernance de la biodiversité: pour une synergie entre science, action publique et société

Le Grand amphithéâtre de l’Ecole supérieure des sciences agronomiques (ESSA) de l’Université d’Antana­narivo a abrité, hier, une conférence intitulée «Forêts en débat : savoirs, pouvoirs et gouvernance de la biodiversité». «La gouvernance de la biodiversité n’est pas seulement une question technique ni uniquement une affaire de financement à trouver. Elle est aussi profondément politique, sociale et démocratique», a souligné, lors de son discours d’ouverture, le Dr. Randia­nina Radilofe, Chercheuse au laboratoire océan Indien et Coordinatrice régionale océan Indien de la Fondation de l’innovation pour la dé­mocratie.
La journée s’ouvre sur une conférence inaugurale suivie de deux panels de discussion et d’un regard critique du bilan des trois dernières décennies des politiques forestières à Mada­gascar. Des spécialistes de différents domaines se sont relayés pour développer différents sujets devant un public composé d’étudiants, chercheurs, membres du corps diplomatique… L’objectif est d’«ouvrir un espace de dialogue critique et constructif entre chercheurs, décideurs publics et acteurs de la société civile autour des défis contemporains de la gouvernance forestière à Madagascar.»
L’événement d’hier n’était que le début du cycle de dialogue autour du thème « Savoirs et action publique pour l’amélioration de la gouvernance de la biodiversité » initié par la Fondation de l’innovation pour la démocratie à travers son Laboratoire océan Indien. Sous le parrainage du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique et celui de l’Environnement et du développement durable, il s’est tenu en partenariat avec l’ESSA-Forêts, le Centre national de recherches sur l’environnement (CNRE), l’Alliance Aika et l’institut de recherche pour le développement.

Sera R./LR

Partager sur: