La Direction du contrôle des migrations (DCM) Anosy par le biais du Service central de la surveillance du territoire, en collaboration avec le bureau central national d’Interpol, a mis à nu, en fin de semaine à Ambatomirahavavy, un crime transnational organisé. 83 ressortissants étrangers dont neuf femmes, ont été arrêtés tandis que 170 ordinateurs ont été saisis.
Grosse prise de la part de la police nationale, les 19 et 20 mars à Ambatomirahavavy. Elle a capturé dans un hôtel sur place, les 83 employés d’une entreprise clandestine ayant utilisé cet établissement comme siège. Tous les individus capturés dont neuf femmes, sont des ressortissants étrangers issus de divers pays mais ne disposant pas de titre de séjour à Madagascar. Les policiers y ont également retrouvé 170 ordinateurs.
Suivant les renseignements parvenus au Service central de la surveillance du territoire, une entreprise employait des dizaines de ressortissants étrangers. Des soupçons planaient sur l’existence juridique et les activités de ladite société. Ainsi en collaboration avec Interpol, il a organisé deux descentes sur place, jeudi et vendredi, où ont eu lieu les arrestations et confiscations. Le défèrement des suspects au parquet aura lieu au terme des investigations policières.
Pour le moment, la police essaie de déterminer les véritables activités de cette société clandestine. Les observateurs attendent avec impatience le dénouement de cette affaire, étant donné le contexte géopolitique mondial actuel. D’ailleurs, la police nationale réitère sa détermination à lutter contre les crimes transnationaux organisés pour que Madagascar ne soit pas un refuge des criminels recherchés au niveau international.
Entre point d’escale et refuge des migrants clandestins
« La politique du ministère de la Sécurité publique encourage et soutient les investissements étrangers à Madagascar. Cependant, les ressortissants étrangers venus chez nous sont tenus de se conformer à la loi sur la migration, au code du travail et aux dispositions juridiques sur l’entrepreneuriat », a-t-on indiqué.
Les migrants clandestins utilisaient généralement Madagascar comme point d’escale avant de rejoindre les îles sœurs, à l’instar des 36 somaliens, un Ethiopien, un Comorien arrêtés à Mahajanga, le 5 janvier 2025. Pourtant, cette prise en fin de semaine démontre que d’autres comptent s’installer dans la Grande île pour mener des activités plus que douteuses. La lutte contre la migration et le séjour clandestin, devrait être la priorité de tous les pays.
Pas plus tard que dimanche, six femmes malgaches en situation irrégulière ont été écrouées au centre de détention de Le Chaland à Maurice où elles attendent la fin des procédures d’expulsion. Ce cas parmi tant d’autres, démontre la fermeté des autorités des îles sœurs en termes d’intégrité territoriale et de migration.
LR




