Antananarivo accueille du 25 au 27 mars, les Journées scientifiques du dispositif en partenariat One Health Océan Indien (dP OHOI). Cet événement régional réunit chercheurs, institutions et acteurs de terrain pour mieux prévenir et contrôler les maladies infectieuses, notamment zoonotiques.
Dans un contexte marqué par la recrudescence des risques sanitaires, la région fait face à des menaces croissantes. Le Mpox récemment signalé à Madagascar, la rage ou encore la fièvre de la vallée du Rift, illustrent cette vulnérabilité. Le changement climatique, la pression sur les écosystèmes et l’intensification des échanges aggravent la situation. A cela s’ajoute l’antibiorésistance, qui complique la prise en charge des infections.
Ces défis exigent une réponse coordonnée. «L’approche One Health ne remplace pas les mandats des secteurs, elle favorise la collaboration pour maximiser les impacts sur la santé humaine, animale et environnementale», explique la coordonnatrice nationale du Plateforme One Health Madagascar, Dr. Vaoary Razafimbia.
Elle souligne que cette dynamique est déjà active au niveau national et devrait bientôt s’étendre à l’échelle locale. Et la recherche est au cœur de cette stratégie, «permettant d’orienter et d’améliorer les actions de prévention face aux effets du changement climatique», insiste-t-elle.
Surveillance et diagnostic
Le dP OHOI, coordonné par le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), structure cette coopération régionale. Il fédère 120 professionnels issus de 20 institutions dans huit pays. Ses travaux s’organisent autour de quatre axes. «Le premier concerne la surveillance et le diagnostic, avec notamment le développement de la surveillance communautaire à Madagascar», précise le chercheur du Cirad, et non moins Coordinateur Réseau de recherche régional One Health Océan Indien (One Health – OI), Thierry Baldet.
Autre priorité, la résistance aux antibiotiques. «C’est une problématique mondiale. Il faut comprendre quelles bactéries deviennent résistantes et comment mieux les contrôler», ajoute-t-il. L’analyse et la modélisation complètent ce dispositif pour anticiper les émergences.
Enfin, des solutions concrètes sont développées. «Nous travaillons sur le contrôle de la rage et sur la lutte contre les moustiques, vecteurs de maladies comme la dengue ou le chikungunya», détaille Thierry Baldet, évoquant notamment la technique de l’insecte stérile testée dans la région.
Arh.




