Un déficit qui s’élargit. Selon la dernière édition du bilan de l’offre et de la demande de céréales en Afrique subsaharienne, publiée en février 2026 par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les besoins d’importation de riz pour Madagascar sont estimés à 800.000 tonnes pour la campagne 2025–2026. Lors de son précédent rapport, en juin 2025, l’organisation les évaluait à 770.000 tonnes. La campagne de commercialisation s’étend d’avril 2025 à mars 2026.
À titre de comparaison, les importations s’élevaient à 462.000 tonnes pour la campagne 2024–2025, tandis que la moyenne des cinq dernières années est estimée à 536.000 tonnes. Le niveau projeté pour 2025–2026 représente ainsi une hausse d’environ 50% par rapport à cette moyenne.
Par ailleurs, le rapport met en évidence une baisse de la performance de la filière rizicole. La production prévue pour 2025 est estimée à 2,68 millions de tonnes, contre 3,33 millions de tonnes en 2024. Elle reste également inférieure de 14% à la moyenne des cinq dernières années, établie à 3,106 millions de tonnes.
Cette baisse de production contribue au déséquilibre entre l’offre et la demande. À Madagascar, l’utilisation totale de riz est estimée à 3,76 millions de tonnes, dont 3,35 millions pour la consommation alimentaire et 410.000 tonnes pour les usages non alimentaires (semences, transformation industrielle, constitution de stocks). En parallèle, la disponibilité domestique est évaluée à 2,96 millions de tonnes, incluant 280.000 tonnes prélevées sur les stocks existants. Ce déséquilibre se traduit par un déficit d’environ 800.000 tonnes, qui devra être comblé par les importations.
Joshua Patrick




