Ambovomavo Marovoay : la formation sur la contingence porte ses fruits

Le fokontany d’Ambovomavo, de la commune urbaine de Marovoay (région Boeny), figure parmi les régions victimes du passage du cyclone Fytia en janvier. Cependant, on a constaté une réduction des impacts cette année par rapport aux autres cyclones qui ont frappé la région auparavant, selon les témoignages de son président, Raonison Rabemananjara. Les résultats de la mise en œuvre du programme de contingence à travers une formation sur la Réduction des risques et catastrophes (RRC). Interview.

* Les Nouvelles : Quels ont été les impacts du cyclone Fytia auprès de votre fokontany ?

– Raonison Rabemananjara : Pour une durée de passage d’environ cinq heures, une partie non négligeable des habitations se trouvant en contrebas du fokontany a été endommagée, et la majorité de celles sises dans les quartiers d’en haut a été décoiffée. A cause de la montée des eaux, une grande partie de nos cultures est détruite. On peut évaluer à 30% le nombre des ménages sinistrés mais à plus de 70% la destruction de nos cultures.

* Par rapport aux autres cyclones des années précédentes, comment situez-vous le passage de Fytia ?

– Une réduction des impacts. Cela grâce aux résultats du renforcement de la résilience de notre communauté à travers la mise en œuvre du programme de contingence « Vonona » par le consortium des ONG nationales et internationales comme Humanité & Inclusion (HI), Action Contre la Faim (ACF), Croix-Rouge Malagasy (CRM), Helvetas, Medair et Secours Islamique France, en 2023. Une intervention qui a surtout souligné l’opérationnalité de l’Equipe locale de secours (ELS). En effet, grâce à cette équipe, qui est placée sous la coordination du BNGRC, les habitants se trouvant en situation de risques ont été évacués auprès des écoles publiques et le bureau du fokontany un jour en avance de la venue du cyclone. Par la même occasion, la réponse d’urgence est déjà enclenchée à travers la distribution de vivres auprès des personnes déplacées.

* Comment avez-vous ensuite vécu le post-cyclone ?

– Après le passage de Fytia, l’inflation a été la première difficulté à laquelle nous avons dû faire face, notamment pour les denrées alimentaires et les matériaux de construction. Heureusement que HI et ses partenaires sont intervenus à travers des activités de cash distributions d’un montant total de 280.000 ariary par ménage, ce qui a permis de nous aider considérablement dans notre relèvement. Les sinistrés issus du contrebas du fokontany ont particulièrement bénéficié de cette distribution, selon les critères de vulnérabilité qui ont été définis au préalable à travers une liste dressée par le fokontany et validée lors d’une réunion de la communauté locale (fokonolona).

Propos recueillis par Sera R.

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