La société civile monte au créneau et appelle à l’ouverture de poursuites judiciaires dans une affaire présumée de détournements de fonds publics, dont le montant est estimé à 3.811 milliards
d’ariary. Selon ses déclarations, lors d’une conférence de presse hier à Ambatonakanga, ces irrégularités auraient été mises en lumière à la suite d’enquêtes approfondies, notamment autour des dépenses liées aux infrastructures.
Les organisations de la société civile désignent comme principaux responsables les anciens dirigeants impliqués dans la gestion des finances publiques durant la période concernée. «L’ancien président, ainsi que le premier ministre et l’ancien ministre de l’Économie et des Finances doivent répondre de leurs actes devant la justice» estiment-elles.
La société civile insiste sur l’importance d’un processus judiciaire transparent, indépendant et crédible. Elle appelle les institutions chargées de la lutte contre la corruption à agir sans pression politique ni interférence, afin de garantir que toute la lumière soit faite sur cette affaire.
Au-delà des poursuites, la société civile insiste également sur la nécessité de récupérer les fonds publics et les biens de l’État qui auraient été détournés. Elle appelle ainsi les autorités compétentes à engager sans délai des procédures de restitution afin de préserver les intérêts de la nation.
Pour la société civile, cette affaire constitue un test majeur pour les institutions judiciaires et pour la volonté politique de lutter efficacement contre la corruption. L’issue de ce dossier pourrait ainsi marquer un tournant décisif dans la consolidation de l’État de droit et la restauration de la confiance publique. «Il s’agit non seulement de faire la lumière sur ces accusations, mais aussi de renforcer la lutte contre la corruption et l’impunité», conclut-elle.
N.A.




