Insertion sociale et professionnelle: les sans-abri se font prier pour joindre les centres

En approche de la saison hivernale, la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) s’est mobilisée depuis une semaine à sensibiliser les sans-abri qui dorment dans la rue à joindre les centres d’accueil édifiés à leur encontre afin de les prendre en charge en vue de leur réinsertion sociale. Cela à l’exemple du centre « Mad cap » d’Ambalavao Isotry et du centre Sebà d’Isotry du ministère de la Population et des solidarités (MPS) ainsi que de l’Akany Iarivo Mivoy (AIM) de la municipalité d’Antananarivo sis à Anosizato. « Malheureusement, c’est à peine si nous avons réussi à réunir une vingtaine de personnes jusqu’ici. Or, avec sa capacité d’accueil de 180 personnes, l’AIM a encore au moins une cinquantaine de places libres, sans parler des centres qui sont à la charge du MPS », a déploré le coordonateur des affaires sociales de la CUA, Sata Andriamparany. Pourtant, à part l’hébergement, les résidents du centre bénéficient également du repas gratuit au quotidien ainsi que des formations professionnelles en vue de leur réinsertion sociale, sans oublier la scolarisation de leurs enfants et l’accès à des soins médicaux gratuits.

Habitus ou manière d’être

Les façons de penser, d’agir et de goûts acquis dès la naissance et résultant de la socialisation et de l’environnement où ils évoluent durant plusieurs années, désignés par « Habitus » en sociologie, sont les principales sources de cette désertion auprès des centres, selon les explications d’un sociologue, Lanto Ratsida. « De ce fait, il faut toujours considérer l’âge des bénéficiaires des actions humanitaires avec toutes les conditions nécessaires car au moins il faut une année entière pour enlever cette habitude », a-t-il poursuivi.

Sera R.

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