Centenaire de Clarisse Ratsifandrihamanana : une salle d’exposition à son nom, inaugurée à Ambohidahy

Le ministère de la Communication et de la Culture a inauguré, samedi au Trano Sary Ambohidahy, la salle d’exposition « Clarisse Andriamampandry Ratsifandrihamanana », à l’occasion du centenaire de cette poétesse et écrivaine d’expression malgache.

Durant un mois, le public pourra découvrir des clichés argentiques de l’auteure, ainsi que des manuscrits, des livres, des extraits de poèmes et des fragments de sa vie, retraçant le parcours de cette artiste.
La famille se dit immensément honorée par cet hommage. «Tout le monde connaît le nom de Clarisse en tant qu’auteure dans le système éducatif, mais peu de personnes connaissent sa véritable identité, la famille ou encore les associations dans lesquelles elle a évolué. Cette exposition est l’occasion de révéler un chapitre méconnu de son histoire», confie Lisy Ratsifandrihama­nana, sa fille.
Ce vernissage a également permis à la famille d’annoncer la sortie de «Taratra», un recueil de poèmes que Clarisse Ratsifan­dri­hamanana a signé avant son décès.
«Clarisse Ratsifandriha­manana est une grande dame de la littérature, qui a œuvré sans relâche pour la promotion de la langue malgache. Il est donc légitime de lui rendre un hommage digne de ce nom dans cet écrin de l’histoire de Mada­gascar», a déclaré Gascar Fenosoa, ministre de la Communication et de la Culture.
Avec l’accord du ministère de l’Éducation nationale, l’exposition sera éga­lement présentée au lycée Andohalo, au lycée Jean-Joseph Rabearivelo, ainsi qu’au CEG et lycée Na­ni­sana, après son passage à Ambohidahy. Et des discussions sont en cours avec
le doyen de la Faculté des lettres, pour organiser un événement similaire à l’université d’Antananarivo.
Autrice prolifique, Cla­risse Ratsifandrihamanana a écrit plus d’une trentaine d’ouvrages, dont 21 ont été édités, parmi lesquels sept ont été primés. Dans cette optique, la famille envisage un projet de réédition des œuvres inédites ainsi que des ouvrages épuisés, tels que «Ny zanako» et «Lava­kombarika».
«C’est en 1983 que nous avons fait connaissance, de manière hasardeuse, mais cela a marqué toute ma vie. A cette époque, ma mère venait de décéder, ce qui a profondément affecté mon moral. C’est dans ce contexte que notre relation a commencé, elle a été comme une seconde mère pour moi, et elle me considérait comme son fils. Je me rendais souvent chez elle, à Ambohi­trakely, presque deux fois par semaine. Elle m’a énormément appris, tant sur la littérature que sur la vie en général», témoigne l’académicien et écrivain Harilala Ranjatohery.

Joachin Michaël

Partager sur: