Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesupres) engage une nouvelle étape dans la régulation de l’enseignement supérieur privé. Une concertation nationale est programmée le vendredi 24 avril à Antananarivo, réunissant les principaux responsables des établissements privés autour des enjeux de qualité et de gouvernance académique.
«Cette rencontre, qui s’annonce déterminante, vise à renforcer le dialogue entre les autorités et les acteurs du secteur dans un contexte marqué par la croissance rapide de l’offre de formation privée et la pression croissante sur la qualité des diplômes délivrés», a-t-on souligné.
Un secteur en pleine expansion sous surveillance
Porté par une demande soutenue en formation supérieure, le secteur privé s’est fortement développé ces dernières années. Cette dynamique, si elle a permis d’élargir l’accès à l’enseignement, s’accompagne également de défis structurels: disparités de niveau entre établissements, encadrement pédagogique inégal et préoccupations liées à l’employabilité des diplômés.
Face à ces enjeux, les autorités entendent renforcer les mécanismes de régulation afin d’assurer une meilleure cohérence et une crédibilité des formations proposées.
Trois axes au cœur des échanges
La concertation du 24 avril devrait s’articuler autour de trois priorités majeures. Il s’agit notamment de l’amélioration de la qualité et de la pertinence de l’offre de formation, le renforcement des dispositifs internes et externes d’assurance qualité ainsi que la révision et la clarification des procédures d’autorisation et d’accréditation des établissements et des filières.
Ces axes traduisent une volonté claire d’harmoniser les standards et réduire les écarts de qualité dans un paysage universitaire devenu de plus en plus complexe.
Au-delà des discussions techniques, cette initiative est largement perçue comme un signal de durcissement réglementaire. L’objectif affiché n’est pas de freiner l’expansion du secteur privé, mais de l’orienter vers des standards plus exigeants, en phase avec les besoins du marché du travail et les exigences de qualité académique.
Fahranarison




