Emploi: le MTEFOP et l’OIT fixent les priorités

Dans un contexte de transition où les attentes sociales se font plus pressantes, la rencontre entre le ministre du Travail, de l’emploi et de la fonction publique (MTEFOP), Franconio Mac Denis, et le directeur de l’Organisation internationale du travail (OIT) à Madagascar, Frederick Muia, s’inscrit dans une séquence clé pour l’organisation du marché du travail.
L’échange, tout en restant dans le cadre d’une visite de courtoisie, a rapidement pris une dimension opérationnelle, en mettant au premier plan les leviers concrets susceptibles d’améliorer l’accès à l’emploi et la régulation des relations professionnelles.

Structurer le dialogue social
Au centre des discussions, le dialogue social a été abordé comme un instrument de gouvernance à part entière. L’enjeu est clair, instaurer des mécanismes de concertation efficaces entre syndicats et employeurs afin de prévenir les tensions sociales et sécuriser l’environnement économique.
Dans un marché du travail encore marqué par l’informalité, cette structuration apparaît comme une condition né­ces­saire pour renforcer la stabilité et favoriser l’investissement.

L’insertion des jeunes, un chantier prioritaire
La question de l’accès des jeunes au premier emploi a occupé une place stratégique dans les échanges. Face à une pression démographique croissante, l’insertion professionnelle des nouveaux diplômés constitue un défi immédiat.
Les discussions ont mis en avant la nécessité de dispositifs ciblés, combinant accompagnement à l’emploi, formation adaptée et incitations pour les employeurs, afin de fluidifier l’entrée sur le marché du travail.

Accélérer les réformes structurantes
Parmi les axes abordés figure l’élaboration de la politique nationale de l’emploi, avec l’appui technique de l’OIT. Cette démarche vise à doter Madagascar d’un cadre cohérent, capable d’articuler croissance économique et création d’emplois durables.
La mise en œuvre du Code du travail a également été identifiée comme un point d’attention, notamment pour garantir son applicabilité effective dans un tissu économique largement dominé par les petites unités informelles.
En parallèle, le Programme pays pour le tra­vail décent a été évoqué comme un outil structurant pour améliorer les conditions de travail et promouvoir des standards sociaux plus élevés

Fahranarison

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