Le 26 avril vers 23 heures, un incendie s’est déclaré au Rova d’Ambohidratrimo, situé à une quinzaine de kilomètres de la capitale. Le feu a été maîtrisé peu après minuit. Informé de la situation, le ministre de la Communication et de la culture (MCC), Fenosoa Gascar, s’est rendu sur place. «Nous avons découvert des bouteilles de pétrole. Cet incendie est donc un acte criminel», a-t-il déclaré.
Ce n’est pas la première fois que ce site historique est victime d’un incendie. En août 2015, les tombeaux d’Andrianampoinimerina et de Ramanandandrianjaka, l’une des épouses d’Andriamasinavalona, ont été détruits par les flammes. En octobre 2021, un vaste incendie a ravagé la colline d’Ambohidratrimo sans toutefois atteindre le Rova. Cette fois-ci, le caractère criminel de l’incendie ne fait désormais plus de doute. «Une enquête est en cours et plusieurs personnes sont actuellement interrogées», ajoute le ministre.
Des mesures annoncées
A la suite de cet incident, le MCC a annoncé trois mesures principales pour prévenir de nouveaux drames. D’abord, le renforcement de la sécurité avec la mise en place d’agents permanents sur les sites patrimoniaux, en collaboration avec la Brigade anti-piratage (Bap). Ensuite, une sensibilisation des communautés locales à travers le concept d’Andrimasopokonolona, afin d’impliquer les villageois dans la protection du patrimoine. «Nous allons éduquer les habitants ainsi que les responsables locaux sur l’importance des sites culturels», précise le ministre. Enfin, après discussion avec les autorités compétentes, un budget spécial pour la restauration rapide du site est attendu. «Pour redonner une valeur au sacré disparu, nous offrirons un zébu au plus tard vendredi», conclut Clémence Raharinirina, gouverneur par intérim de la région Analamanga.
Depuis plusieurs années, les Rova de la région Analamanga sont la cible d’une série d’incendies criminels répétés. A ce jour, aucun responsable n’a été officiellement identifié. Une question demeure donc, à qui profite ce crime ?
Holy Danielle




