Au départ, ce n’était qu’un simple jouet (qui coûtait peut-être un peu plus cher que les autres) qui amusait tout le monde, petits et grands. Mais aujourd’hui, l’utilisation des drones est devenue est devenue incontournables dans de nombreux et différents domaines.
Son importance est telle que le drone est devenu un outil stratégique et surtout irremplaçable. A Madagascar, son utilisation est devenue une affaire d’Etat si bien que l’Aviation Civile de Madagascar (ACM) s’est vue obligée d’exiger une autorisation préalable avant l’utilisation de drones.
Il ne s’agit plus seulement de protection de l’intimité des individus (le drone pouvant s’immiscer un peu partout en toute discrétion) ni de leur droit à l’image, … . Son utilisation à des fins non pacifiques peut mettre en cause la question de la sécurité nationale.
Faut-il rappeler que lors des derniers conflits (Russie vs Ukraine, conflit au Moyen Orient entre les Etats-Unis et Israël face à l’Iran, …) l’utilisation de drones a fait partie intégrante de la panoplie des armes utilisées. Il faut reconnaître que la stratégie militaire a complètement changé avec l’utilisation de drones.
D’autant plus qu’avec des drones «kamikaze », on peut atteindre son objectif sans avoir besoin de se rapprocher de la cible. Ce qui présente tout de même de nombreux avantages pour son utilisateur. Dans ces conditions, il est tout
à fait normal que l’utilisation de drones soit réglementée.
Toutefois, cette réglementation ne pas faire l’objet d’un abus notamment à l’encontre de la liberté individuelle. Il faut une réglementation qui respecte à la fois la sécurité au niveau de l’espace aérien et le droit des citoyens d’utiliser un objet somme toute devenu commun, global.
En effet, le drone n’est pas seulement utilisé à des fins militaires. Dans beaucoup de cas, on peut s’en servir pour des raisons pacifiques, du type humanitaire, tel que le largage de nourritures ou de médicaments dans les endroits isolés, enclavés.
Dans certains cas, il y a des zones qui sont totalement inaccessibles quels que soient les moyens de transport utilisés. Cela arrive souvent après un catastrophe naturel (cyclone, tsunami, incendie…), quand les routes sont coupées, les aérodromes inutilisables … Seul le drone a la capacité y accéder.
Comme on peut le constater, le drone peut rendre service dans beaucoup de cas. On ne peut pas également oublier les spécialistes de la prise d’images qui ont besoin de ce type d’outil pour des prises de vues aériennes dans des angles qu’aucun autre appareil ne pourrait permettre.
Il va sans dire que l’autorisation dépendra de l’usage dont on va en faire. Et pour ce faire, il faudra faire beaucoup
de contrôles, identifier quels types d’appareils vont être utilisés, connaître les principaux fournisseurs … Comme cela, on ne se passera pas d’un outil à usage multiple, comme le couteau suisse.
Ranaivo Lala Honoré




