L’ouverture d’un nouveau laboratoire de recherche dédié au riz hybride marque une étape importante pour la recherche agronomique malgache. Fruit d’une coopération avec des partenaires chinois, cette infrastructure ambitionne de contribuer à l’autosuffisance alimentaire à travers le développement de variétés plus performantes et adaptées aux réalités locales.
C’est dans une atmosphère marquée par les enjeux de développement agricole que le laboratoire dédié au riz hybride a été officiellement inauguré hier à l’Ecole supérieure des sciences agronomiques (ESSA) d’Ankatso. Conçu selon des standards internationaux, il est le résultat d’un partenariat entre l’Université d’Antananarivo et le Hunan Hybrid Rice Research Center, en Chine.
Pour les autorités universitaires, cette infrastructure représente bien plus qu’un simple centre de recherche. «Elle constitue un outil stratégique destiné à renforcer les capacités scientifiques nationales autour du riz hybride et de ses potentialités», a soutenu le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesupres), Ndaohialy Manda-Vy.
Produire localement des variétés de riz hybride
Au cœur du projet, une idée revient avec insistance: la nécessité pour Madagascar de développer et produire ses propres variétés de riz hybride adaptées. Selon les experts chinois associés au projet, les travaux menés dans ce laboratoire pourraient permettre d’augmenter significativement les rendements agricoles, avec des estimations évoquant un potentiel de multiplication par deux, voire trois par hectare.
Le président de l’Université d’Antananarivo, le Pr Rivoarison Randrianasolo, a souligné l’importance de disposer d’un laboratoire conforme aux normes internationales, tout en mettant en avant l’apport technologique venu de Chine, considéré comme un levier essentiel pour accélérer la recherche sur le riz hybride.
Un espace de recherche, mais aussi de formation
Au-delà de la production scientifique, le laboratoire dédié au riz hybride est également pensé comme un lieu de formation. L’ESSA et la Faculté des Sciences y joueront un rôle central, en permettant aux étudiants et chercheurs de mener des travaux pratiques et de développer leurs propres projets de recherche.
Plusieurs étudiants ont déjà bénéficié de formations en Chine, tandis que d’autres chercheurs de l’ESSA sont appelés à suivre le même chemin dans les prochaines années, renforçant ainsi les échanges académiques entre les deux pays.
Fahranarison




